Réussir Aviculture 19 janvier 2006 à 14h58 | Par Armelle Puybasset

Journée technique Sasso - Le parcours n´est pas seul en cause dans les contaminations par « Campylobacter »

Lors de la 16e journée technique Sasso, Martine Denis, de l´Afssa, a présenté les principaux résultats d´une enquête sur la contamination par « campylobacter » d´élevages de poulets de chair plein air.

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C´est dans un contexte dominé par l´actualité de la crise « grippe aviaire » que s´est tenue la 16e journée technique organisée par le sélectionneur Sasso, spécialisé dans les souches label rouge, à La Rochelle, le 18 novembre dernier. D´autres sujets ont néanmoins été débattus comme celui des germes campylobacter.
La contamination des élevages de volailles par campylobacter ne doit pas être prise à la légère. Même si la volaille est un porteur sain (l´animal n´est pas malade), cette bactérie, qui se multiplie dans l´intestin, et que l´on retrouve dans les fientes, peut contaminer la carcasse lors de l´éviscération.
Campylobacter peut être responsable de toxi-infections alimentaires et présente un véritable risque pour la santé humaine.

3/4 des lots contaminés avant le parcours
L´Afssa a récemment enquêté sur les facteurs de risque et sur le taux de contamination des élevages de poulets de chair élevés en plein air. Selon Martine Denis, de l´Afssa, l´accès au parcours n´est pas la principale voie de contamination par campylobacter des poulets plein air. Elle reste cependant réelle et a pu être démontrée.
Sur les 73 élevages enquêtés, près de trois quarts des lots étaient contaminés avant la sortie sur le parcours. En fin d´élevage, tous les lots étaient contaminés par campylobacter, majoritairement par l´espèce jejuni.
Il est probable que les campylobacters présents sur le parcours proviennent de la litière, des fientes et des plumes amenées par le lot de volailles précédent, d´où l´importance de nettoyer les aires cimentées.

L´enquête a mis en avant le rôle des pratiques de nettoyage et de désinfection avant l´arrivée du lot pour limiter les risques de contamination. « Le chaulage du sol, la réalisation de deux désinfections du bâtiment entre chaque lot, l´utilisation de dérivés chlorés pour la désinfection de l´eau de boisson, sont plus efficaces », explique Martine Denis.
Au niveau de l´aménagement de l´environnement du bâtiment, l´utilisation de portes latérales réservées à la livraison des poussins joue un rôle protecteur. La mise en place de clôtures autour du parcours et de circuits de circulation des intrants/sortants pourrait également réduire le risque de contamination (possibilité réduite de dissémination de la bactérie).

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