Réussir Aviculture 10 mai 2016 à 08h00 | Par Pascal Le Douarin

Gaevol joue à fond la carte LDC

Devenu en Bretagne le principal fournisseur du groupe LDC, Gaevol manque d’éleveurs pour répondre à la demande.

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Le Gaevol a besoin de jeunes investisseurs.
Le Gaevol a besoin de jeunes investisseurs. - © P. Le Douarin

L’an dernier, avec un solde entrée-sortie de 42 500 m2, le parc global des éleveurs du Gaevol a progressé de 5,1 %. Ils ont produit 44 millions de poulets lourds sexés (+ 6,4 %), 22,4 millions en tout venant (+ 7,6 %), 3,26 millions de dindes (- 3,8 %), 1,6 million de canards (- 11 %) et 0,6 million de pintades (+ 76 %). Rattachée à Sanders-Avril, l’organisation de production est présente dans 18 départements du Grand Ouest avec deux sections : zone Bretagne (285 éleveurs, 674 000 m2) et zone Ouest Océan (157 éleveurs, 206 000 m2). La hausse du parc est insuffisante pour répondre aux attentes des abatteurs, notamment LDC. Et les constructions sont rares (5100 m2). Pourtant, le Gaevol a besoin de jeunes investisseurs, car près de la moitié des 442 adhérents ont plus de 50 ans. Stéphane Dahirel, son président, souligne que « pour poursuivre la reconquête des marchés français avec des bâtiments neufs, il faut des éleveurs rémunérés à la hauteur des capitaux investis ».

Montée en puissance du poulet lourd

Depuis la reprise des outils bretons d’Avril par LDC en 2015, il faut aussi fournir des usines de plus en plus spécialisées par type de produits avec des volailles répondant à des cahiers des charges. C’est ainsi que Gaevol Bretagne va produire encore plus de poulets mâles lourds (3,5 kg) au détriment du tout-venant. Deux sites bretons agrandis y seront dédiés (Boscher et Sérent). En Bretagne, LDC investit 100 millions d’euros en trois ans pour regagner les 8 à 10 % d’écart de compétitivité avec les fournisseurs européens. Plus que jamais, Sanders-Avril exhorte les éleveurs à « aller chercher de la performance ».
Par ailleurs, les exigences qualitatives grandissent. Réduire les pododermatites est essentiel. Dans les 42 élevages bretons à moins de 30 % de pododermatite, 80 % travaillent sur béton et aucun n’utilise de la litière de paille. L’écart de résultat est de 1,21 euro/m2/lot entre ceux à 30 % et ceux à 100 % de pododermatite. Hors gain technique, un béton est amorti en 7 ans. Trente pour cent du parc Gaevol seraient déjà bétonnés. Pour améliorer la rentabilité de la dinde, Jean-Yves Falaise de Sanders-Ouest propose Trio-Flex, avec une poussinière dinde et deux bâtiments finition. L’éleveur de dinde fait du poulet EN ?? intercalé. L’investissement est réduit de 13 % et la productivité augmentée. Améliorer l’existant n’est plus optionnel, c’est le droit à produire de demain.

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