Réussir Aviculture 22 janvier 2008 à 16h35 | Par Pascal Le Douarin

Equarissage - L´ATM avicole est désormais pleinement opérationnelle

Huit mois après sa création, l´association ATM avicole démarre son activité de coordination du paiement du service public d´équarrissage.

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Une large majorité de groupements et d´éleveurs de volailles de chair ont décidé de participer collectivement au financement du service de l´équarrissage (SPE) à travers l´ATM avicole : plus de 8200 éleveurs (90 % de réponses positives), 27 couvoirs et 53 organisations avaient adhéré fin novembre à l´appel lancé via le Cidef, qui assure la gestion du dispositif. Après un accord entre le syndicat des équarrisseurs (Sifco) et l´ATM avicole intervenu mi-novembre, les factures de rattrapage ont été émises à l´ATM par les équarrisseurs, et seront ensuite mensuelles. Les éleveurs n´ayant pas signé l´accord seront facturés individuellement, en prenant en compte leur tonnage réel et non le forfait établi par l´ATM selon leur production. Il en coûtera de 0,1 ? pour 1000 têtes livrées en caille à 5,178 ? en dinde(1). Les éleveurs de chair dont le groupement n´a pas souhaité adhérer à l´ATM avicole pourront y adhérer à titre individuel.
Pour sa première année de nouveau fonctionnement, le SPE est déficitaire de 17 millions d´euros. Pour combler ce trou, les tarifs ont augmenté depuis le 1er novembre : 25 ? la tonne pour les cadavres collectés en élevage (volailles, lapins, ratites, gibiers d´élevage non-ruminant) et 7,20 ? la tonne de déchets d´abattage, os compris, de volailles, lapins et gibiers d´élevage.
Désengagement de l´État
Depuis ce début 2008, les éleveurs de bovins doivent également participer au SPE, dont l´État souhaite manifestement se désengager au détriment des différentes filières d´élevage. Celles-ci risquent donc de s´engager cette année sur la voie des arbitrages. « Dans la perspective d´une prochaine révision du fonctionnement du SPE, il importe que chaque filière avicole s´organise pour pallier l´éventuel désengagement de l´État et peser dans les négociations à venir », précise l´ATM.

(1) Pour en savoir plus : tél. 02 99 60 31 26 ou www.cidef.net

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