Réussir Aviculture 30 octobre 2007 à 15h19 | Par Pascal Le Douarin

Enquête technico-économique - Des niveaux de marge encore trop faibles

La pré-enquête des chambres d´agriculture du Grand Ouest, réalisée sur 448 élevages et diffusée fin août, témoigne de la remontée des marges brutes annuelles.

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En attendant les résultats définitifs de l´enquête technico-économique 2006-2007 qui seront révélés à la mi-novembre, les chambres d´agriculture du Grand Ouest ont réalisé un bilan partiel de la période juillet 2006-juin 2007 à partir d´un échantillon représentatif de 448 éleveurs, qui totalisent 800 000 m2 de surface (55 % de Bretagne et 27 % des Pays de la Loire).
Avec le retour des débouchés à une situation habituelle, les rotations de lots ont retrouvé un cours normal, et donc les marges sont en légère hausse.
Avec + 2 à + 4 euros par mètre carré et par an de marge brute (MB), les productions de poulets (export, standard, lourd, label) s´améliorent surtout en raison d´une diminution des durées de vides entre lots, et d´une meilleure marge au kilo en poulet label.

Marge dinde en recul
Quant au poulet certifié, il continue de voir ses marges s´éroder (MB de 22,21 euros en 2004/2005 et de 19,36 euros pour 2006/2007). En dinde, en dépit d´une amélioration des durées d´élevage au premier semestre (119,7 jours en moyenne contre 127,7 jours au deuxième semestre 2006), les marges stagnent même si le premier semestre 2007 est meilleur. Compte tenu des contraintes technico-sanitaires subies par les producteurs, les niveaux de marge inférieurs à ceux du poulet ne paraissent guère incitatifs pour cette production en manque de surfaces. En canard et en pintade, c´est la stabilité.
La principale conclusion des chambres d´agriculture est que « le niveau moyen de marge reste trop faible pour assurer une rémunération correcte de l´outil de production. »
A signaler que ces données n´intègrent pas les hausses des contrats 2007 intervenues tardivement. Quant à l´effet des aides publiques reçues au titre des préjudices, il est marginal et très variable. En moyenne, les éleveurs de l´échantillon ont reçu 803 euros, certains ne recevant aucune indemnisation, d´autres jusqu´à 14 000 euros. La répartition a dépendu des productions, du calendrier et des tailles d´élevage.


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