Réussir Aviculture 09 août 2007 à 15h27 | Par Armelle Puybasset

En Bretagne - Le Comité régional de l´oeuf conteste le calcul envisagé pour la taxe introduite par la loi sur l´eau

Les producteurs d´oeufs sans terres agricoles ne bénéficieront pas d´un abattement pour le paiement de la taxe.

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Aux règles sanitaires et de bien-être qui pèsent sur la production d´oeufs de consommation est venue s´ajouter une contrainte environnementale supplémentaire : la loi sur l´eau, votée le 20 décembre dernier. Si le Comité régional de l´oeuf ne remet pas en cause le principe d´une taxe annuelle, il conteste son mode de calcul (pas encore définitif), défavorable aux élevages qui n´ont pas de lien direct au sol. Les producteurs qui n´ont pas de surface personnelle pour épandre leurs fumiers ne bénéficieraient pas d´abattements. Selon les modalités de calcul, la taxation pour un élevage de 60 000 poules pondeuses, sans terre, serait de 720 euros. « Ces éleveurs payent déjà cher pour exporter les fientes séchées », a souligné Marcel Kerdal, président du CRO, lors de son assemblée générale en juin. « Beaucoup d´éleveurs bretons ont investi dans des systèmes de séchage de fientes. » Et, poursuit Françis Damay, président du Comité national de promotion de l´oeuf, « la fiente séchée ne devrait plus être considérée comme un déchet mais comme un produit ».
De plus, la condamnation de la France par la Commission européenne pour non-respect de la directive nitrate risque également de pénaliser certains producteurs d´oeufs bretons. « Je souhaite que l´on réfléchisse au développement sans contrainte du marché des engrais organiques en substitution des engrais minéraux, » a conclu Marcel Kerdal.
Contrat de projet 2007-2012
Le CRO s´est félicité de la dotation qui sera versée à la filière oeufs de consommation bretonne dans le cadre du Contrat de projet 2007-2013 : un total de 0,833 million d´euros pour les sept ans à venir, soit une augmentation de 75,6 % par rapport au précédent Contrat de Plan. Lors du plan 2000-2006, la filière a reçu une enveloppe globale (État + Région) d´environ 730 500 euros, soit une aide moyenne de 4800 euros par éleveur ayant déposé un dossier d´investissement. La liste des équipements éligibles pour ce nouveau plan n´est pas encore validée, mais les actions d´aide porteront sur l´amélioration sanitaire des élevages, celle des conditions de travail et les investissements de lutte contre la chaleur.

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