Réussir Aviculture 08 janvier 2010 à 10h08 | Par P. Le Douarin

Economies d'énergie - Dominique Laizé s'est converti au bois

Dominique Laizé chauffe ses deux poulaillers de 600 et 1200 m2 avec une chaudière à bois Energie Système.

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Equipé d'une chaudière Energie Système, Dominique Laizé va diviser sa facture de chauffage par trois.
Equipé d'une chaudière Energie Système, Dominique Laizé va diviser sa facture de chauffage par trois. - © P. Le Douarin

Dominique Laizé fait partie des aviculteurs encore peu nombreux à avoir franchi le pas vers une chaudière à bois. Il faut dire que cela a un prix : 90 000 euros (50 €/m2 de poulailler), sur lesquels l’éleveur a pu obtenir 35000 € de subventions dans le cadre du plan bois-énergie. Certes, la chaudière proprement dite ne coûte que 26 000 €, mais il faut ajouter le hangar de stockage du bois en plaquettes, le local chaufferie, le réseau de canalisations d’eau chaude, les cinq aérothermes pour diffuser les calories dans les deux bâtiments qui totalisent 1800 m2 (1 200 et 600), plus les pompes, les régulations, les câbles électriques… Pourtant le choix a été avant tout économique. « Depuis trois ans, je ne brûle plus aucun kilo de gaz. Ma note de combustible (hors amortissement) est passée de 18000 € à un peu moins de 6000 € », auxquels s’ajoutent 6 000 € de remboursement d’emprunts. Soit un temps de retour estimé par la chambre d’agriculture à 5,5 années avec les aides (8 ans sans).

PAS DE RÉTICENCE À CHAUFFER

Dominique n’a plus peur de dépenser des calories devenues beaucoup moins onéreuses qu’avant. « Ma consigne de chauffage est située un degré au-dessus de celle de la ventilation, alors qu’avant c’était le contraire. Et je ventile donc beaucoup plus fort. » De plus, l’éleveur chauffe plus longtemps, que ce soit en dinde comme en poulet. Lors du préchauffage, la montée en température est aussi rapide qu’avec des radiants. Les suivis de température intérieure montrent aussi une bonne homogénéité des températures, quel que soit le moment (jour-nuit) ou l’endroit. Ajouté au fait que le chauffage ne dégage pas d’humidité par combustion, l’ambiance est beaucoup moins humide et les litières de paille broyée se sont nettement améliorées. S’ajoutent la meilleure sécurité qui a permis de réduire le poste assurance de 700 €, tout en assurant la chaudière. Au final, l’indice de consommation s’améliore,mais « c’est surtout les saisies qui diminuent », souligne l’éleveur, sans donner de chiffre précis.

TROIS ANS DE STOCK

L’éleveur insiste beaucoup sur la qualité du bois. « Choisissez du bois de forêt, d’un bon diamètre et si possible du chêne. » Les bois de chute de scieries sont moins calorifuges, tout comme ceux des haies plus hétérogènes (écorce, « petit » bois). Le rendement de la chaudière peut ainsi passer de 65 % avec de la seconde qualité à 94 % avec du chêne. De plus, en négociant l’équivalent de trois ans de besoins, il a pu l’acheter à 20 € le stère. Cette année la centaine de tonnes brûlée lui coûtera 53 €/tonne, broyage compris (160 €/h à raison de 30 m3/h). Non vraiment, Dominique Laizé ne regrette pas cet investissement réalisé pour une vingtaine d’années au moins et qui réduira sa facture par trois dès qu’il aura fini de rembourser son emprunt.

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