Réussir Aviculture 15 février 2005 à 14h48 | Par Pascal Le Douarin

Démarrage d´un lot - Bien démarrer, un ménage à quatre

L´optimisation de la phase de démarrage passe par une mise à plat des responsabilités et des engagements de chacun des intervenants.

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L´orsqu´un démarrage débute mal, avec une mortalité précoce, une mauvaise croissance, trois éléments sont logiquement évoqués, avec trois responsables : le poussin (au sens général) ? C´est donc la faute du couvoir ! L´aliment ? C´est la faute du fabricant d´aliment ou de la firme service qui a formulé la ration ! Les conditions d´élevage ? Ce sont les éleveurs ! Ou bien est-ce la faute à « pas de chance », ou encore à un microbe qui passait par là ? Si fort heureusement, chaque lot ne démarre pas selon un scénario catastrophe, force est de constater que de manière générale, les performances de l´industrie de l´élevage avicole français donnent des signes de fatigue, spécialement en production de dinde. Pour trouver les éventuels remèdes aux sous performances constatées, il faut d´abord que chaque maillon impliqué prenne la part qui lui est due et agisse.
La qualité du produit final devrait être mieux prise en compte pour retrouver des performances d´élevage.©P. Forget

Un système bâti sur la technicité
Le modèle avicole standard français est basé sur la recherche constante de haute productivité pour compenser des bâtiments, de la main-d´oeuvre et de l´aliment chers. Jusqu´à récemment, le système est resté l´un des meilleurs d´Europe, mais il s´use. Le progrès génétique est permanent, mais il exige de plus en plus de doigté, de savoir-faire et d´adaptation. Dans le même temps, les outils de production vieillissent en France et ne sont plus suffisamment renouvelés. Le matériel d´élevage n´évolue pas non plus au même rythme que les besoins engendrés par la génétique (plus de poids au mètre carré donc plus de besoins de matériel). Les sécurités alimentaires qu´apportaient certaines molécules et matières premières ont sauté depuis moins de dix ans. Enfin, le système de rémunération n´a pas évolué depuis plus de 30 ans. Le producteur est toujours payé en fonction de la quantité de poids vif par mètre carré produite avec un aliment et un poussin les moins chers possibles.
Est-ce la bonne façon de raisonner ? Le modèle de production standard aurait-il besoin d´une « révision » ? Un acteur de poids n´a pas encore été cité : l´abatteur-découpeur-transformateur. Donneur d´ordre final, il détient le pouvoir de laisser la situation en l´état ou de faire « bouger » l´aviculture standard. Qu´attend-il pour donner un signe ?
Pour en savoir plus
Voir dossier de 11 pages dans Réussir Aviculture de décembre 2004 (nº102) : « Bien démarrer un lot, l´affaire de tous. »

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