Réussir Aviculture 09 mai 2007 à 16h39 | Par Pascal Le Douarin

Coup de pouce des entreprises - Sanders facilite l´installation de jeunes en Bretagne

Pour aider les installations hors-cadre familial, en plus du dispositif national Cnasea, des initiatives sont prises par les partenaires des aviculteurs, tels que Glon Sanders.

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Contrairement à la tendance générale, les besoins en surfaces du groupe Glon continuent de s´accroître. Entrée sur le secteur de l´industrie de la dinde à la fin des années quatre-vingt avec RVE, la filière Glon a vraiment pris son envol au milieu de la décennie quatre-vingt-dix avec la reprise de Boscher Volailles et le choix de se lancer sur le poulet lourd Princior.
Fin 1998, le groupement des éleveurs du Gaévol comptait 289 adhérents et totalisait 424 000 m2. Fin 2006, ils étaient 378 éleveurs pour 610 bâtiments et 654 000 m2. « Après une pause en 2006 pour cause de crise de grippe aviaire - priorité aux éleveurs en place - la recherche de nouveaux éleveurs se poursuit », indique Christophe Chrétien, responsable pour la France de la production des volailles du groupe Glon Sanders.
Un des rôles des commerciaux ©ici Philippe Lepage est de repérer les candidats potentiels à l´installation. ©P. Le Douarin

Restructurations internes
Fin 2006, le groupe a annoncé son intention de construire en Centre Bretagne une nouvelle usine pour traiter les poulets lourds. « Demain, il y aura besoin de production autour de cet outil », insiste le responsable.
Certes le parc vieillit, mais il est en général plus jeune qu´ailleurs. Quelle politique de développement est mise en oeuvre par le groupe breton ? Il y a bien le transfert de surfaces d´éleveurs venus d´ailleurs, mais globalement cela ne change pas vraiment la donne.
« A l´heure actuelle, il est illusoire de développer à tous crins la création de nouveaux sites, estime Christophe Chrétien. D´une part, il faut avoir des candidats. D´autre part, c´est une question d´éthique et de cohérence : bon nombre d´élevages sont en situation de fermeture. S´ils sont reprenables, il faut leur donner une seconde vie. » Cette nouvelle jeunesse passe par des installations de jeunes, ou des agrandissements dont ne s´occupe pas directement le groupe. L´objectif est d´installer le maximum de jeunes qui constitueront la génération des aviculteurs de demain. La première étape consiste à repérer les candidats potentiels à l´installation.
Christophe Chrétien, de Glon : « Si nous voulons renouveler la population des éleveurs en attirant des jeunes, commençons par communiquer positivement sur ce métier. » ©P. Le Douarin

Accompagner sans diriger
C´est le rôle des commerciaux, comme Philippe Lepage, qui sillonnent le terrain.
Le critère de choix est avant tout la motivation. Un autre vivier est celui des candidatures spontanées, via les contacts avec les écoles (stages, conférences...) et les retombées de la communication sur le métier, y compris par la presse. « Nous devons susciter l´envie de venir nous rencontrer. » Ensuite, si ce n´est déjà fait, il faut trouver le site reprenable : état correct des bâtiments, surtout de la coque, permis d´exploiter, situation environnementale... Faire la mise en relation du cédant et du repreneur sans participer à la négociation, accompagner le jeune dans le montage du dossier, l´aider à trouver de l´épandage si besoin ou à raisonner sa rénovation. Ce soutien va jusqu´à assurer un contrat de plusieurs années exigé par la banque. « Pour nous, il ne s´agit pas de nous accaparer l´éleveur assure Christophe Chrétien, mais de lui permettre de s´installer. »

Certes les montants nécessaires sont élevés, mais pas démesurés. Pour une structure de 3000 m2, il faut compter dans les 200 000 à 250 000 euros, c´est-à-dire 50 à 60 % du prix du neuf. En production de poulet lourd, la totalité des éleveurs dégage un revenu d´au moins deux Smic pour 2500 m2. Pour engager la spirale du succès, le jeune sera formé par un éleveur « parrain » et suivi plus que d´ordinaire par le technicien. La démarche engagée commence à porter ses fruits. Une dizaine d´installations de ce type ont pu être réalisées en Bretagne depuis deux ans.

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