Réussir Aviculture 20 mars 2010 à 16h53 | Par P. Le Douarin

Coquilles fragilisées - Mycoplasmes : une forme génitale nouvelle

A la journée technique couvoir du groupe Chêne vert, Wil Landman de l'Institut de santé de Deventer des Pays-Bas, a fait part de recherches sur des souches de Mycoplasma synoviae affectant l'appareil génital.

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Certaines souches de M. synoviae affectent le fonctionnement de l’oviducte
de la poule, ce qui entraîne la formation d’oeufs à la pointe très fragilisée.
Certaines souches de M. synoviae affectent le fonctionnement de l’oviducte de la poule, ce qui entraîne la formation d’oeufs à la pointe très fragilisée. - © D.R.

Les mycoplasmes sont connus pour leurs atteintes articulaires (arthrites, synovites) et respiratoires (aérossacculite du poulet). Cependant, depuis 2000 aux Pays-Bas, les pondeuses d’oeufs de consommation sont aussi touchées par des souches de Mycoplasma synoviae qui affectent le fonctionnement de l’oviducte. L’ultrastructure des cils impliqués dans le mécanisme de dépôt de la coquille est altérée, ce qui entraîne la formation d’oeufs à la pointe (apex) très fragilisée et des ruptures de coquille. Sa structure est modifiée et son épaisseur est réduite d’au moins un tiers (210 microns contre 300 microns normalement). Environ 10 % des lots sont touchés sur environ 40 % de la durée de ponte, avec 3 à 25 % des oeufs atteints, quels que soient la souche et le mode de logement.Wil Landman estime l’impact économique en élevage à 0,33 euro par poule et au centre de conditionnement à 0,15 euro pour 100 oeufs collectés. L’impact est plus important (d’environ 50 %) si le lot est aussi contaminé par un virus BI ou par E. Coli. Le traitement antibiotique avec des oxytétracyclines n’est efficace qu’une dizaine de jours et il doit être renouvelé.

CHAIR MOINS SENSIBLE

Ce qui pose un problème de vente durant la durée du traitement en dépit d’un délai d’attente nul après traitement. L’essai expérimental d’un vaccin vivant australien (administré par goutte dans l’oeil) a permis de réduire de 50 % le nombre de poules atteintes et d’améliorer la solidité de coquille. Une étude complémentaire menée sur les parentales chair démontre qu’elles sont nettement moins sensibles que les souches ponte et sont touchées plus tardivement. En France, en 2009 des cas similaires ont été observés et rapportés à Anne Bouchardon, en charge des mycoplasmes à l’Afssa- Ploufragan. Les investigations sont en cours.

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