Réussir Aviculture 07 mars 2008 à 15h29 | Par A. Puybasset

Chez Jean-Jacques Le Flem, en Côtes-d’armor - « LE RAJOUT DE LITIÈRE N'EST PLUS UNE CORVÉE AVEC LA PAILLEUSE DUSSAU"

Producteur de dindes, Jean-Jacques Le Flem a investi dans une Mécapulse de Dussau pour faciliter les opérations de rajout de copeau. Il estime que cet achat sera rapidement rentabilisé grâce à l’économie de litière.

Abonnez-vous Réagir Imprimer
À l’aide du tuyau souple relié à la machine, Michel, le salarié, épand une fine couche de copeau dans la partie centrale du bâtiment de 1200 m2. Cette opération lui demande environ trente minutes.
À l’aide du tuyau souple relié à la machine, Michel, le salarié, épand une fine couche de copeau dans la partie centrale du bâtiment de 1200 m2. Cette opération lui demande environ trente minutes. - © Armelle Puybasset
«La pailleuse va changer la vie de l’éleveur de dindes comme la désileuse a changé celle du producteur de lait. » Jean-Jacques Le Flem, éleveur de dindes à Plouguiel dans les Côtes-d’Armor, a résumé en une phrase l’avancée que lui offre la nouvelle Mécapulse de Dussau dont il a fait l’acquisition en novembre 2007. Elle permet de souffler tout type de litière dans le bâtiment au moyen d’un tuyau souple. Avec ses deux salariés, il exploite six bâtiments totalisant 6 000 m2 ainsi que des terres agricoles. « Cela faisait sept ans que j’attendais cette machine et que je suivais de près l’avancée du projet. » Ce qui l’intéresse avant tout dans ce concept : le confort de travail mais aussi l’aspect sanitaire puisqu’il n’est pas nécessaire de rentrer la pailleuse à l’intérieur des poulaillers. « Auparavant, le rajout de litière se faisait avec un petit épandeur. Cela mobilisait deux personnes pour rentrer le matériel, ouvrir et fermer les portes, remonter la chaîne, écarter les animaux… » Pour Jean-Jacques Le Flem comme pour l’un de ses deux salariés, Michel, la Mécapulse facilite considérablement le repaillage, à la fois en termes de pénibilité et de temps de travail. « C’est génial ! », résume-t-il. Aujourd’hui, une seule personne peut s’en charger et l’opération est réalisée en l’espace de 30 minutes pour 1 200 m2, « montre en main » (près d’une heure en comptant le temps de chargement). Et encore, l’installation n’est pas optimale. En effet, la machine a été livrée alors que le lot de dindes venait de démarrer. Il n’était donc pas possible d’installer le rail sur lequel doit coulisser le tuyau. Tellement pressé de l’utiliser, l’éleveur procède pour l’instant de la manière suivante: il installe le tuyau dans le bâtiment à chaque utilisation et le connecte à la machine positionnée en pignon.
Jean-Jacques Le Flem, éleveur de dindes à Plouguiel. « L’ajout de litière est devenu tellement commode que l’on n’hésite pas à intervenir dès le moindre problème observé sur les animaux.
Jean-Jacques Le Flem, éleveur de dindes à Plouguiel. « L’ajout de litière est devenu tellement commode que l’on n’hésite pas à intervenir dès le moindre problème observé sur les animaux. - © Armelle Puybasset

ÉCONOMIE DE LITIÈRE

Dès le prochain vide, tous les bâtiments seront équipés d’un rail, probablement fixé sur le lanterneau et de deux portions de tuyau (une par moitié de bâtiment, la connexion avec la machine se faisant au milieu du poulailler à travers la cloison).L’éleveur travaille essentiellement avec du copeau. Il épand un lit de 10 centimètres d’épaisseur. L’ajout de copeau commence généralement à partir de trois semaines : un repaillage hebdomadaire entre 3 et 6 semaines, deux rajouts par semaine entre 6 à 10 semaines puis un par semaine jusqu’à 14 semaines. « L’ajout de litière est devenu tellement commode que l’on n’hésite pas à intervenir dès le moindre problème observé sur les animaux. » En pratique, Michel épand le copeau uniquement dans l’espace situé entre les mangeoires et les abreuvoirs. Les dindes l’étalent ensuite sur toute la largeur du bâtiment. « Les animaux ne sont pas du tout effrayés par l’arrivée de la litière. De ce fait, j’ai observé beaucoup moins de griffures car il n’y a plus de mouvement en masse. » Bien que l’éleveur qualifie son copeau « d’assez poussiéreux », le rajout de litière ne provoque pas de nuage de poussière. Le port d’un masque reste cependant recommandé. Du fait de l’augmentation du prix du copeau, l’éleveur a testé le rajout de paille broyée, seule ou en mélange. « La machine souffle cette litière sans problème. J’ai même essayé avec de la paille entière non défibrée. La tenue de litière n’est cependant pas aussi bonne qu’avec du copeau seul. »

La pailleuse de 10 m3 est installée à l’entrée du bâtiment (système provisoire) et reliée au tuyau souple de distribution.
La pailleuse de 10 m3 est installée à l’entrée du bâtiment (système provisoire) et reliée au tuyau souple de distribution. - © Armelle Puybasset

VIDANGE DES SILOS

Après plusieurs semaines d’utilisation, Jean-Jacques Le Flem a estimé l’économie de litière à 30 %. « La machine permet d’épandre une fine couche de litière et de façon très localisée. » Rien qu’en comptant la baisse de consommation de copeau, l’éleveur a calculé le retour sur investissement à trois années. Il compte aussi l’utiliser en fin de lot pour vidanger et remplir les silos ou transférer l’aliment. « C’est vraiment très pratique en cas de manque d’aliment dans un des silos ! » Pour Jean-Jacques Le Flem, l’arrivée de la Mécapulse associée à une augmentation significative des contrats de rémunération aidera à réconcilier les éleveurs avec la production de dindes. Elle pourrait également être très appréciée dans les élevages de poulets lourds.

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. Réussir Aviculture se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

Question du mois

Pourrait-on ouvrir le capital des élevages pour permettre d’investir ?

Répondez à la question

Les ARTICLES LES PLUS...

Voir tous

Voir tous

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 24 unes régionales aujourd'hui