Réussir Aviculture 08 août 2011 à 14h28 | Par P. Le Douarin

Bilan 2010 - La filière canard renforce ses fondamentaux

À l’occasion de son assemblée générale, le Comité interprofessionnel du canard à rôtir (Cicar) a dressé un bilan satisfaisant de ses activités.

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Créé en 2005, le Cicar compte 47 adhérents qui rassemblent la majorité des maillons de la filière canard de chair. Sa mission essentiellement promotionnelle est de valoriser un produit haut de gamme, dit « maigre » par contraste avec la viande « grasse » issue de canards gavés.Contrairement au poulet et à la dinde, le risque de concurrence est franco-français. Les pays européens producteurs qui misent sur le canard Pékin sont plutôt menacés par des importations asiatiques de produits cuits thaïlandais ou chinois.


POSITIONNEMENT HAUT DE GAMME


Depuis deux ans, le rapport de force grasmaigre s’est stabilisé.Désormais, le filet fait jeu égal avec le magret dans les linéaires. En 2010, il en est résulté une hausse de 21 % des achats de filet par les ménages,malgré une tenue des prix aux environs de 14 !/kg. Dans le même temps, le prix du magret, d’habitude inférieur d’au moins un euro au kilo, s’est aligné sur le filet. Les jeunes consommateurs de moins de 35 ans apprécient aussi plus le filet, traditionnellement consommé par les Français aisés et/ou âgés. C’est peut-être à relier à la percée dans le circuit hard-discount. La crainte actuelle des industriels du maigre vient du stock de 2000 tonnes de magret congelé qui devrait arriver cet été sur le marché, sous forme de marinades crues.


RELANCER LA PRODUCTION


Dans un contexte où la consommation française de canard à rôtir se renforce (+ 2,7 % en 2010) et où les exportations - surtout vers l’Allemagne - restent soutenues, le talon d’Achille de la filière réside dans son maillon production.Avec 97800 tonnes, les abattages ont légèrement diminué en 2010 (-0,4 %). Pour assurer l’avenir, il serait nécessaire BILAN 2010 de renouveler un parc majoritairement situé en Pays de la Loire.Outre la spécialisation des outils sur caillebotis et la question de la rentabilité, les contraintes environnementales (épandage du lisier et durée des procédures) sont le principal point de blocage. Cela devrait s’arranger grâce à un alignement des règles ICPE sur celles de l’UE, a assuré Philippe Rouault le délégué interministériel.Mais cela se fera lentement.Au titre des actions techniques, la caractérisation des lisiers en azote et phosphore fait partie des préoccupations du Cicar, tout comme le guide des bonnes pratiques d’élevage récemment achevé.

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