Réussir Aviculture 13 août 2002 à 11h34 | Par Pascal Le Douarin

Aviculture en région Centre - Le groupement de production Fermes du Loir fournit les petits abattoirs

Né dans le Loir-et-Cher, le groupement « Les Fermes du Loir » tisse doucement mais sûrement sa toile en région Centre et mise sur la volaille certifiée.

Abonnez-vous Réagir Imprimer

Créé en 1995, le groupement de production «Les Fermes du Loir» (FDL)* produisait alors 3000 poulets JA 957 par semaine. Son fondateur M. Deshayes avait senti une opportunité au moment où le groupe Jamain s´apprêtait à arrêter cette production destinée à d´autres abattoirs. Aujourd´hui, la structure FDL planifie et met en place, suit les élevages, et vend 60 000 têtes par semaine. La gamme s´est étoffée avec 4 produits bien typés visant les créneaux de qualité. Il s´agit du coq rouge X 531 à chair blanche, du poulet 957 certifié tout venant ou sexé, et du 857 à croissance plus lente. A ces 60 000 poulets mis en place par semaine viennent s´ajouter quelque 2500 poulets de souche Faverolles issue du couvoir Sicamen. «`Les Fermes du Loir´ possède le savoir-faire pour coordonner 60 éleveurs répartis dans la région et trente clients abattoirs aux exigences très diverses», explique Catherine Bon, en charge de la structure.
«Le développement de l´activité a pu se faire sans heurts majeurs avec les organisations de production en place, par le bouche à oreille entre éleveurs et la construction de bâtiments de moyenne dimension (400 à 600 m2) plus adaptée aux enlèvements par petits lots.»

Tous les abattoirs clients sont de petites structures
FDL possède également une petite usine d´aliment et un camion pour le transport des volailles prêtes à abattre. Les 130 tonnes par semaine sont élaborées pour le X 531 et le 857, à partir d´un nombre restreint de matières premières (blé, maïs, soja) et sur une formule bloquée, qui donne entièrement satisfaction aux utilisateurs. Mais ce volume insuffisant est complété par les fabricants régionaux (Agralys, Thoreau) ou sarthois (Richard). Tous les abattoirs clients sont de petites structures, situées en régions Centre ou parisienne (40 % des volumes). Leurs créneaux sont spécialisés : 40 % sont orientés vers une clientèle « religieuse », c´est-à-dire avec un abattage rituel Hallal ou Kasher. Les produits demandés sont de gros poulets (2,5 kg et plus). Les 60 % restant sont écoulés en « traditionnel », avec des poulets allant de 1,9 à 2,5 kilos de poids vif. « Avec la diversité des demandes et le nombre d´acheteurs, nous arrivons toujours à satisfaire le client en calibre, tout en écoulant nos produits », estime Catherine Bon.

En regroupant la demande de petites structures, FDL parvient à produire à un coût inférieur à celui d´une production individuelle. Tout le monde est gagnant. «Avec nous et les volailles fermières de l´Orléanais, les petits abattoirs de nos régions ont toujours pu trouver une volaille répondant à leur souhait. C´est aussi ce qui a contribué à leur maintien, alors qu´ils ont disparu dans d´autres régions. C´est un travail d´équipe profitable à chacun.»
Pourtant, comme pour la «grosse cavalerie», la baisse de consommation s´est fait sentir dès mai 2001, mais avec une amplitude moindre. Les volumes sont revenus au niveau de 2000.
Depuis la crise de l´ESB, la certification des productions est devenue une nécessité encore renforcée par la crise de la dioxine qui a touché en particulier le département voisin de l´Eure-et-Loir. «Lancée en 1998, la certification de toutes nos volailles devrait être généralisée fin 2002», conclut C. Bon. Quant à l´avenir, FDL est plutôt optimiste: «Certes nous sommes sur un créneau petit en volume, mais si chacun sait rester un spécialiste dans sa partie, abattoirs et éleveurs, nous devrions prendre encore des parts de marché avec des produits différents.»

* FDL est juridiquement une SARL indépendante d´autres opérateurs avicoles.




Cet article est extrait du Dossier de réussir Aviculture du mois de juin: 12 pages consacrées au thème "Production de volailles chair : la région Centre cherche un second souffle".

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. Réussir Aviculture se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

Question du mois

Pourrait-on ouvrir le capital des élevages pour permettre d’investir ?

Répondez à la question

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 20 unes régionales aujourd'hui