Aller au contenu principal

Vigne : la passion de la vigne et du vin. Actualité sur la viticulture, l’œnologie, l'équipement, dédié aux viticulteurs et aux

E-mailPrintFont SizeFacebookTwitter

Que deviennent vos batteries usagées ?

À l’heure où le recyclage est obligatoire, toute une filière bien rodée s’organise pour récupérer et valoriser ces déchets dangereux.

On ne se débarrasse pas de batteries usagées n’importe comment. Ce déchet est en effet classé dangereux, du fait de sa composition, en majeure partie du plomb. Des règles très strictes sont établies pour veiller à son recyclage. Toute une filière s’organise pour récupérer, acheminer et traiter avant de revaloriser les batteries.

Un viticulteur dont la batterie du tracteur ou du chariot élévateur est usagée se doit de la ramener chez un recycleur ou dans un point de vente – même si ce dernier n’est pas celui de l’achat – qui sera obligatoirement tenu de la lui reprendre. La batterie fait l’objet d’une traçabilité. Par ailleurs, depuis le 1er janvier 2012, la réglementation interdit toute transaction en espèces sur les métaux, donc les batteries : tout non-respect de la loi est susceptible de sanctions pénales et d’amendes allant de 305 à 75 000 €. Mieux vaut oublier l’idée, pour le viticulteur comme pour le concessionnaire, de céder sa batterie à des récupérateurs peu scrupuleux.

Un marché lucratif pour les concessionnaires

Après la signature d’un accord entre la société de recyclage et le concessionnaire, un bac de récupération étanche pouvant contenir jusqu’à 70 batteries est disposé gratuitement chez ce dernier. Toutes les batteries de démarrage au plomb, quelle que soit leur marque, peuvent ainsi y être déposées. Un transporteur agréé pour ce type de produits classés dangereux procède à l’enlèvement des batteries usagées. Un BSD (Bordereau de suivi des déchets) est alors remis au distributeur, certifiant ainsi son engagement.

Acheminés vers les usines de recyclage, les déchets sont pesés et contrôlés pour vérifier leur conformité. Si c’est le cas, la seconde partie du bordereau est envoyée au concessionnaire qui se doit de le conserver cinq ans. Non seulement ce service est gratuit, mais les points de vente sont ensuite rémunérés selon le tonnage à recycler. Un point de vente qui collecte des batteries perçoit un pourcentage du prix du plomb du marché London Metal Exchange (LME) du jour. Suivant les variations des cours, il perçoit entre 400 et 600 €/t.

Près de 100 % de la batterie est recyclée

Le recyclage des batteries se fait en quatre étapes :

1 Cassage et séparation 

Les batteries collectées sont broyées dans des unités spéciales de traitement. Les matières plombeuses, matières oxydées, ainsi que les parties métalliques, sont envoyées en fonderie. L’électrolyte des batteries est régénéré et les matières plastiques des boîtiers (en polypropylène) sont recyclées par une unité spécialisée dans la valorisation du plastique.

2 Recyclage du plastique 

Des opérations de tri et de broyage, puis de séparation et de lavage des matières plastiques collectées sont mises en place. La matière est extrudée, compoundée, puis granulée. Ces produits finis sont revendus à des clients de secteurs très variés : l’industrie automobile/agricole, l’horticulture, le bâtiment et plus largement des applications industrielles diverses.

3 Fonderie 

La troisième étape consiste à traiter toutes les matières plombeuses issues du cassage des batteries, en les fondant à une température d’environ 1 000 °C pour obtenir du plomb d’œuvre.

4 Raffinage 

Les matières fondues sont raffinées, épurées, et valorisées sous forme de lingots de « plomb marchand ». Ces lingots recyclés sont principalement vendus aux fabricants de batteries, qui peuvent faire partie du même groupe que la filiale de recyclage ! C’est le cas d’Exide Technologies qui commercialise des marques comme Fulmen, via sa filiale de recyclage. Cette société recycle plus de 30 millions de batteries par an et récupère plus de 1 000 tonnes de plomb par jour.

Le recyclage ne s’applique pas qu’aux batteries

Les autres déchets de l’exploitation sont eux aussi valorisés :

5 bidons de 20 l recyclés 1 m de tube plastique pour l’industrie

5 big bags recyclés 2 m2 de plaques isolantes pour le bâtiment

100 kg de bâches plastiques recyclées 650 sacs-poubelles de 100 l

10 kg de sacs papier recyclés 10,4 kg de bois et 500 l d’eau économisés

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Réussir Vigne

Les plus lus

Vignette
Des blancs sans soufre et sans défauts
L’oxydation est le défaut le plus courant parmi les vins blancs sans soufre, c’est-à-dire qui contiennent moins de 10 mg/l de SO…
Vignette
Intégrer les principes de la permaculture en vigne
Certains vignerons cherchent à appliquer les techniques de permaculture dans un contexte de production viticole. Rencontre avec…
Vignette
Le sucre testé pour lutter contre les maladies de la vigne
Le fructose et le saccharose activent des gènes de défense de la vigne. Mais l’emploi de microdoses de sucre pour lutter contre…
Vignette
Comment gérer la première année d’application de la nouvelle réglementation cuivre
La nouvelle réglementation sur l’utilisation du cuivre en agriculture est applicable depuis le 1er janvier 2019. Tous les…
Vignette
Le SSV Polaris Ranger XP 1000 EPS à l'essai
L'équipe de Réussir Machinisme a testé le Ranger XP 1000 EPS de la marque Polaris en pentes et sur route. Voici leurs impressions.
Vignette
« Le e-commerce de vin entame un cycle de croissance plus lent »
L’institut Xerfi vient de publier une étude sur « le e-commerce de vin à l’horizon 2022 ». Alexandre Masure, directeur d’études…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 8.20€/mois
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Vigne
Consultez les revues Réussir Vigne au format numérique sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters des filières viticole et vinicole