Aller au contenu principal

Ravageurs : Popillia japonica identifié dans le Doubs, la Côte-d'Or et sur la Côte d’Azur

La menace que fait planer Popillia japonica sur nos cultures se fait chaque jour plus prégnante. Après les deux individus retrouvés sur notre territoire en 2025, quatre autres l’ont été entre juin et juillet.

<em class="placeholder">Scarabée Popillia japonica</em>
Popillia japonica est facilement reconnaissable par sa taille inférieure à une pièce de 1 centime et à la présence de touffes de soies blanches sur le pourtour de l’abdomen.
© D. Cappaert/MSU

[Mis à jour le 11.08.26]

L’étau se resserre. Après avoir progressivement envahi divers pays limitrophes (Italie et Suisse), Popillia japonica vient à nouveau d’être détecté à plusieurs reprises en France cette année. La première capture (un individu) a eu lieu en Bourgogne Franche Comté, plus précisément sur la commune d’Écot, dans le Doubs, le 16 juin. La seconde, en Provence Alpes Côte d’Azur, sur la commune de Cannes, deux jours plus tard. Cette fois-ci, ce sont deux individus, un mâle et une femelle, qui ont été attrapés. La troisième (un individu) de nouveau en Bourgogne Franche Comté le 7 juillet, dans le département de la Côte-d'Or, à Pont. Depuis début juillet, cinq autres individus ont de nouveau été capturés en Provence Alpes Côte d'Azur, dans un piège positionné près d'une zone à risque sur la commune de Mougins. Selon les deux Directions régionales de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt (Draaf), les piégeages du ravageur ont eu lieu à proximité d’un « axe majeur routier », laissant supposer une origine autostoppeuse de l’insecte. Les Draaf ont renforcé le piégeage sur les deux zones et appellent à la plus grande vigilance visuelle.

Un insecte coléoptère polyphage

Deux individus avaient déjà été trouvés en Alsace en 2025, les 1er et 2 juillet à Mulhouse et Saint-Hippolyte. Signe que la pression se renforce chaque année un peu plus. Pour mémoire, cet insecte coléoptère s’attaque à de nombreux hôtes : fruits à coque, fruits à noyau, fruits à pépins, petits fruits, fraises, grandes cultures (cultures industrielles et fourragères), maïs, vigne. Il est classé organisme de quarantaine prioritaire, au même titre que Xylella fastidiosa.

Si Popillia japonica peut être confondu avec d’autres coléoptères, il est facilement reconnaissable par sa taille inférieure à une pièce de 1 centime et à la présence de touffes de soies blanches sur le pourtour de l’abdomen. S’il vous semble avoir repéré un spécimen, opérez un signalement (si possible avec des photos) à votre Draaf par e-mail ou téléphone, ou complétez le formulaire en ligne : https://www.demarches-simplifiees.fr/commencer/declaration-de-capture-o…

Les plus lus

<em class="placeholder">Bricolage châssis intercep et tondeuse</em>
Astuce de vigneron bordelais : « J’ai réalisé un combiné d’entretien du sol pour environ 2 000 euros »

Frédéric Lahaye, viticulteur girondin, a jumelé des lames interceps et une tondeuse interrang. Voici comment réaliser le même…

Vinifications 2026 : les réponses des experts à 7 questions clés

Azote, acidification, bioprotection... : des œnologues répondent aux questions concrètes rencontrées au chai.

Dans l’Hérault : « Tout ce qui améliore les dix premiers centimètres de sol en vigne est bon à prendre »

Dans l’Hérault, Dominique Sarda relève le défi de maintenir ses rendements tout en transitant vers un système plus autonome et…

<em class="placeholder">Michel Maupas, œnologue à la coopérative des collines du Bourdic, à Bourdic dans le Gard</em>
Dans le Gard : « Nous sommes satisfaits à 75 % de la bioprotection antibrett »

À la coopérative des collines du Bourdic, à Bourdic dans le Gard, Michel Maupas, œnologue, a utilisé deux levures de…

<em class="placeholder">Vendange en champagne, caisses 2024</em>
Vendange 2026 : le ministère table sur un volume de 34 millions d’hectos

Les estimations de récolte 2026 du ministère de l’Agriculture viennent de tomber. Elles situent les vendanges 2026 à 34 Mhl,…

[Vidéo] Rentabilité en Gironde : « Mon meilleur investissement sur mon exploitation viticole est une diversification dans un massif forestier »

Jean-Baptiste Cordonnier, viticulteur aux Châteaux Anthonic et Lestage Darquier Grand Poujeaux, à Moulis-en-Médoc, en Gironde,…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an​ TTC
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Vigne
Consultez les revues Réussir Vigne au format numérique sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters des filières viticole et vinicole