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Astuce de vigneron dans le Gard : « Ma pompe péristaltique manuelle respecte les jus »

Le vigneron Guillaume Thiriet, sis au domaine L’Albertine au Vigan, dans le Gard, a mis au point une pompe péristaltique manuelle. Il nous dévoile les coulisses de son bricolage.

 

Produisant du vin naturel avec des volumes annuels de 3 000 à 4 000 cols, Guillaume Thiriet, vigneron au domaine L’Albertine au Vigan, dans le Gard, souhaitait s’équiper d’une pompe péristaltique, afin « d’être proche de la vie du jus et de respecter le jus ». Une bonne pompe péristaltique étant onéreuse et tout étant manuel dans son chai, il s’est fabriqué une pompe péristaltique manuelle.

Pour ce faire, il a cherché un corps de pompe adapté à des raccords de 40. « J’ai galéré à trouver un corps nu, témoigne-t-il. J’en ai finalement déniché un sur Leboncoin, pour 400 euros. »

 

 
<em class="placeholder">tuyau dans une pompe</em>
Le vigneron changé le tube à l’intérieur de la pompe, qui n’était pas alimentaire. © G. Thiriet

Il a ensuite changé le tube à l’intérieur de la pompe, qui n’était pas alimentaire. Il s’est fourni auprès du fabricant de la pompe et en a eu pour 600 euros.

Guillaume Thiriet a récupéré le volant d’une vieille pompe piston manuelle d’époque dans une cave du coin. Puis il a réalisé une structure métallique pour soutenir la pompe. Elle est soudée en tubes creux de 45 et mesure 70 cm sur 70 cm. Il a ajouté deux roues pour pouvoir déplacer facilement l’outil qui pèse au moins 60 kg.

Le vigneron a ensuite fait appel à un tourneur fraiseur à la retraite disposant d’un tour à métal. Il l’a aidé à usiner deux axes sur mesure : l’un pour la pompe et l’autre pour le volant. Il a relié les deux via une chaîne et une pignonnerie à 2 rapports.

 
<em class="placeholder">Chaîne sur volant de pompe</em>
Les deux axes sont reliés via une chaîne et une pignonnerie à 2 rapports. © G. Thiriet
 
<em class="placeholder">Chaîne sur pompe</em>
En bas, la chaîne entraîne la pompe. © G. Thiriet

Il a soudé des raccords inox pour avoir des raccords Mâcon et un mireur qui fait office de détendeur, afin d’amortir les à-coups. La pompe débite 800 l/min. « Mais c’est beaucoup plus sportif que ce que je pensais, nuance le vigneron. J’hésite à changer la pignonnerie pour pouvoir changer de rapports. C’est un prototype… » Il est en revanche très satisfait de la qualité de transfert, qui est au rendez-vous et du fait que la machine n’emploie pas d’électricité.

 

 
<em class="placeholder">Mireur servant de détendeur.</em>
Guillaume Thiriet a installé un mireur qui fait office de détendeur, afin d’amortir les à-coups. © G. Thiriet

Temps : environ 10 jours avec la recherche de contacts, etc.

Coût : 1 500 euros

Difficulté : moyenne à condition d’avoir un tour

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