Réussir vigne 19 septembre 2018 à 14h00 | Par Justine Gravé

Wine Trade Monitor, des conclusions favorables sur l'avenir des vins français

L'agence de communication Sopexa a dévoilé hier les résultats de son enquête, le Wine Trade Monitor, menée auprès de 781 opérateurs de marché. La France conserve sa position de leader à l'international malgré une montée en puissance de ses challengers.

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François Collache, directeur commercial Drinks chez Sopexa a présenté hier les conclusions du Wine Trade Monitor 2018
François Collache, directeur commercial Drinks chez Sopexa a présenté hier les conclusions du Wine Trade Monitor 2018 - © J.Gravé

Importateurs, distributeurs, grossistes, acheteurs on et offline de six pays d’intérêt majeur (Belgique, USA, Canada, Chine, Japon et Hong Kong) ont été interrogés sur les opportunités et les menaces des marchés du vin d’ici à deux ans. Sans surprise, les vins français remportent la palme des vins les plus référencés, suivis de l’Italie et de l’Espagne. Seul au Canada les vins italiens surperforment dans les linéaires, loin devant nous. Au cours des deux années à venir, les trois pays devraient rester leader dans le référencement avec des écarts qui se resserrent en lien notamment avec de belles perspectives de progression pour les vins italiens sur les marchés chinois et belge. En Chine, les vins français sont fortement concurrencés par les vins australiens.

L’image des vins français est toujours aussi bonne

Selon les opérateurs, notre force vient en grande partie du fait que nos vins sont assimilés à une consommation de « grandes occasions ». Des campagnes de communication, efficaces couplées à une prise en compte du développement durable et une constance dans la qualité gustative, contribuent de plus à la notoriété des vins français. Toutefois, les italiens présentent une meilleure capacité d’adaptation et d’innovation alors que les chiliens sont imbattables sur l’attractivité des prix, leur assurant une grande compétitivité sur les segments entrée et milieu de gamme. Ces qualités sont d’ailleurs également attribuées aux vins espagnols. François Collache, directeur commercial chez Sopexa pointe le fait que « les faiblesses des vins français constituent une faille dans laquelle les autres pays n’hésitent pas à s’engouffrer pour prendre des parts de marché. »

Intérêt pour le chenin blanc

Selon l’étude, les vins régionaux se maintiendront dans la catégorie de vins la plus vendue (44%), bien devant les vins bio et biodynamie (32%) qui font néanmoins leur apparition dans le top 3 devant les vins de cépages (24%) et les rosés (23%). Des résultats nuancés par François Collache: « c’est en réalité une typologie de produits qui s’inscrit dans toutes les catégories ». La Chine se distingue à nouveau des autres pays en dévoilant une sensibilité bien plus marquée pour la marque, qu’elle positionne comme un facteur déterminant de la progression. La grande surprise de cette étude concerne le chenin blanc qui suscite un intérêt grandissant auprès des acheteurs américains.

Les vins français leaders sur les trois couleurs, en retrait sur les effervescents

De belles opportunités sont donc à prévoir pour les vins blancs du Val de Loire. Ces derniers arrivent d’ailleurs en tête (29%), et à égalité avec les vins de Nouvelle-Zélande, des régions dont les vins blancs suscitent le pus d’engouement. Ils sont suivis du Languedoc (24%) et de la Bourgogne (21%). Sans grande surprise, les vins du vignoble de Provence-Corse se placent en pole position des vin rosés les plus recherchés (à 63%) suivis des rosés du Languedoc (53%) et des rosés français (44%) talonnés par les rosés italiens (42%). En rouge, les régions françaises dominent clairement : les vins de Bordeaux, du Languedoc, des Côtes-du-Rhône et de Bourgogne devraient occuper les plus grandes parts de marché. C’est finalement dans la catégorie des effervescents que la France semble avoir manqué le tournant. Prosecco et cava représentent sont citées comme les références incontournables, suivies (d’assez loin) par le champagne et les crémants.

Des distinctions entre les marchés sur les formats et le packaging

C’est sur les attentes en termes de formats et de packaging que les pays asiatiques et nord-américains se distinguent. Les petits de bouteilles sont à l’honneur en Asie alors que les professionnels nord-américains parient plutôt sur le BIB et la canette. Le QR Code, gage d’authenticité et porte d’entrée vers un e-shop, connaît un succès fulgurant au Japon et dans une moindre mesure en Chine. En revanche en Belgique, aux États-Unis et au Canada, la moitié des opérateurs n’y voient pas de valeur ajoutée. Attention donc à bien adapter son contenant et l'information qu'il contient au marché de destination.

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