Réussir vigne 12 janvier 2010 à 18h14 | Par C. GALBRUN

Viticulture biologique - Des plantes pour soigner des plantes

L’Itab en partenariat avec l’Université de Perpignan va lancer en 2010 le projet 4 P afin d’évaluer les caractéristiques et l’intérêt agronomique de préparations végétales utilisées en agriculture.

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des études préliminaire réalisées par le laboratoire de chimie des biomolécules et de l’environnement de l’Université de Perpignan portant sur la prêle et le saule, deux plantes utilisées pour lutter contre les maladies fongiques, ont mis en effet en évidence une diversité de la matière première  et une variabilité très grande du contenu phytochimique de ces plantes.
des études préliminaire réalisées par le laboratoire de chimie des biomolécules et de l’environnement de l’Université de Perpignan portant sur la prêle et le saule, deux plantes utilisées pour lutter contre les maladies fongiques, ont mis en effet en évidence une diversité de la matière première et une variabilité très grande du contenu phytochimique de ces plantes. - © C. Watier

Des préparations végétales sont couramment utilisées en viticulture biologique mais le sont de manière empirique. L'objectif du projet 4 P, porté par l'Itab (Institut technique de l'agriculture biologique) est de découvrir les modes d'action de ces préparations afin d'optimiser leur élaboration et leur utilisation. Une étude préliminaire réalisée par le laboratoire de chimie des biomolécules et de l'environnement de l'Université de Perpignan portant sur la prêle et le saule, deux plantes utilisées pour lutter contre les maladies fongiques, a mis en effet en évidence une diversité de la matière première  et une variabilité très grande du contenu phytochimique de ces plantes. Ainsi, si les deux espèces de prêle, equisetum arvense et equisetum palustre, sont très semblables morphologiquement, leur composition chimique est par contre très différente. De plus, selon l'origine géographique de la prêle, cette composition sera également très variable. Ce qui ne sera pas sans conséquence sur l'efficacité de la préparation. L'étude a également montré que la stabilité de cette dernière n'était pas assurée dans le temps. D'où la nécessité de poursuivre les recherches pour déterminer le moment optimal d'application. Pour le saule, salix alba, riche en dérivés d'acide salycilique, le tout est de savoir s'il vaut mieux utiliser les feuilles ou l'écorce, cette dernière semblant plus riche en composés actifs. Autant de questions auxquelles le projet 4P devra apporter des réponses.

 

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