Réussir vigne 03 juin 2014 à 08h00 | Par Bruno Carlhian

Vie des entreprises - Comment Sieur d'Arques a entamé son redressement

Pour la première fois depuis plus de dix ans, la cave coopérative de Limoux a obtenu en 2013 un résultat financier dans le vert (+ 200 000 euros). Une bouffée d'oxygène qui ne doit rien au hasard.

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Maurice Lautard, président de Sieur D'Arques : " Nous voulons cesser d'être le moins cher des crémants. "
Maurice Lautard, président de Sieur D'Arques : " Nous voulons cesser d'être le moins cher des crémants. " - © DR

" Nous avons complètement modifié nos méthodes de travail, en investissant résolument dans la réduction des coûts de production ", explique Maurice Lautard, vigneron porté en 2012 à la présidence de Sieur d'Arques, alors en pleine crise. La cave limouxine, la seule de Languedoc-Roussillon à être spécialisée dans les vins effervescents, consacre six millions d'euros à une nouvelle chaîne d'embouteillage et de dégorgement.
Elle procède dans le même temps à un douloureux plan social, qui aboutit au départ de 35 employés, ramenant l'effectif total à 110 personnes. Appelés à participer à l'effort financier, les adhérents renoncent de leur côté à 1,6 million d'euros de créances auprès de la coopérative.


Monter en gamme grâce au crémant

 

La nouvelle équipe à la tête de Sieur d'Arques remet ensuite à plat toute la stratégie commerciale de l'entreprise, menacée par la baisse des ventes de son vin historique, la blanquette de Limoux, et par un positionnement " d'entrée de gamme ". Un nouveau directeur général, Laurent Lechat, est embauché en septembre 2013. Il lui incombe de redynamiser les débouchés actuels et d'en conquérir de nouveaux. La cave, qui entend capitaliser sur son savoir-faire, les effervescents, concentre depuis ses efforts sur l'appellation crémant de limoux (40 % de la production de la Cave), qui bénéficie d'une meilleure dynamique que la blanquette. " Nous voulons cesser d'être le moins cher des crémants et monter peu à peu en gamme ", explique Laurent Lechat qui annonce le lancement à la rentrée d'une marque de référence de Limoux " haut de gamme ". La conjoncture 2013-2014 se prête à cette offensive, avec la bonne récolte enregistrée en Languedoc-Roussillon. Quant à la traditionnelle blanquette, elle pourrait être, à terme, repositionnée sur le segment de la seule méthode ancestrale...

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