Réussir vigne 11 juin 2009 à 15h45 | Par P. Touchais

Val de Loire - Une thèse sur les maladies du bois

A l’initiative de la société LVVD, un travail de trois ans est lancé sur les maladies du bois en partenariat avec l’école de Purpan.

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Jérôme Pouzoulet, chercheur. "Nous utilisons des fragments de bois par PCR, ce qui permet de donner des résultats en 36 heures"
Jérôme Pouzoulet, chercheur. "Nous utilisons des fragments de bois par PCR, ce qui permet de donner des résultats en 36 heures" - © DR

Titulaire d'un Master en biotechnologies végétales, Jérôme Pouzoulet vient d'être recruté par Loire Viti Vini Distribution dans le cadre d'une thèse afin de plancher sur le problème n°1 de la viticulture : les maladies du bois. La filiale du groupe coopératif Terrena, spécialisée dans la distribution de produits viticoles et œnologiques, et le conseil, a monté un partenariat avec l'école d'ingénieurs de Toulouse Purpan.

Implication de Terrena

" Nous apportons notre pierre à l'édifice sur cet énorme problème. Nous pensons qu'il est utile de mener des projets où se mêlent la recherche publique et le travail sur le terrain initié par des entreprises privées", souligne Denis Suire, directeur commercial de LVVD. Le budget de quelque 200 000 € sera financé par la société à hauteur de 15 %, une fois qu'elle aura récupéré le crédit d'impôt sur la recherche. L'entreprise s'est également appuyée sur un financement de l'ANRT (Agence nationale de recherche et de technologie).
Le programme repose sur trois axes : développer un outil de diagnostic fiable et rapide des champignons responsables des maladies, comprendre le développement des champignons dans la plante, et tenter de développer des moyens de lutte. Pour l'heure, cinq champignons différents ont été identifiés.
"Sur le premier aspect, nous allons analyser les fragments de bois par PCR (polymeral chain reaction) qui permet de donner des résultats en 36 heures. Auparavant, il fallait travailler à partir d'un milieu de culture et attendre le développement du champignon. On va donc gagner beaucoup de temps", souligne Jérôme Pouzoulet. L'outil pourrait permettre par exemple de sélectionner les greffons sains dans les pépinières.

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