Réussir vigne 08 août 2018 à 17h00 | Par Clara de Nadaillac

[VIDÉO] Une paire d'interceps efficace

Le Domaine Arnoux-Lachaux, à Vosne-Romanée en Côte d'Or, désherbe mécaniquement son cavaillon à l'aide de Pétalmatics de Boisselet. Reportage.

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Une paire d'interceps efficace © CDN

Le Domaine Arnoux-Lachaux, à Vosne-Romanée en Côte d'Or, travaille mécaniquement son cavaillon à l'aide de coutres, de Daguenettes et de Pétalmatics de Boisselet, avec Servo-moteur 315. « Les Daguenettes sont des moto-bineuses pour les vignes, précise Pascal Lachaux, propriétaire du domaine. Elles délimitent bien la zone enherbée, de la zone travaillée. La vigne est tenue comme un jardin. En revanche, elles ne permettent pas de travailler autour des ceps. » Le domaine passe généralement l’outil mi-mars « pour faire de la terre ». Puis c’est au tour des Pétalmatics. Ces interceps, qui tirent leur nom de la forme du disque concave à leur base, sont passés deux à trois fois dans la saison, de la mi-avril, à la fin juillet, afin de travailler sans déplacer de terre. Plusieurs adaptations y ont été faites : « tout d’abord, nous avons opté pour le petit modèle des Pétalmatic (260 mm de diamètre), car le gros ramenait trop de terre », explique l’exploitant. Puis des bavettes ont été rajoutées, afin de limiter les projections de terre dans l’inter-rang, et en ce début de campagne, les crantages ont été changés pour des plus petits, afin d’avoir des réglages plus précis.

Un travail superficiel pour ôter l'herbe

Le chauffeur progresse entre 1,5 et 2,5 km/h. L’objectif : éviter de blesser, et surtout d’arracher des ceps et ne pas réaliser de projection de terre dans le rang. Les Pétalmatic travaillent une bande de 47 cm sous les pieds, sur une profondeur de 7 à 8 cm, car « le but n’est pas de travailler le sol en profondeur, mais uniquement d’ôter l’herbe », appuie le vigneron. Il apprécie ce matériel, qu’il juge solide. Il n’a eu aucune panne du Servo-moteur qui anime les interceps ou de fuite hydraulique. Mais certaines pièces sont à renouveler fréquemment, comme les bavettes ou les ressorts du palpeur. « Il faut être mécano pour ce travail, souligne Pascal Lachaux. Avec les vibrations, il y a toujours un boulon à resserrer, un ressort qui casse. Il faut sans cesse avoir deux ou trois outils à portée de main. » En revanche, au niveau de l’entretien, un nettoyage en fin de campagne, suivi d’un graissage du Servo-moteur font l’affaire.

Pascal Lachaux apprécie la sensibilité des palpeurs, « très fine ». Mais malgré cela, et avec un chauffeur calme et patient, « on casse toujours quelques pieds », admet-il.

Voir plus loin : les conseils des spécialistes pour bien choisir ses interceps

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