Réussir vigne 08 avril 2011 à 14h50 | Par C. GALBRUN

UN AUTRE MODÈLE BOURSIER - Les investisseurs miseront-ils sur la viticulture ?

Alternativa, une place boursière inspirée de pratiques suédoises, organise la rencontre entre des PME qui ont besoin de capitaux et des particuliers investisseurs. Mais ces derniers seront-ils séduits par les opportunités que peut offrir le monde viticole ?

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Le Clos des Fées, propriété d’Hervé Bizeul
(66) pourrait être l’une des premières
PME viticoles à s’introduire sur la Bourse
Alternativa
Le Clos des Fées, propriété d’Hervé Bizeul (66) pourrait être l’une des premières PME viticoles à s’introduire sur la Bourse Alternativa - © P. Cronenberger

Alternativa se charge de mettre en relation des investisseurs désireux de financer la croissance de PME tout en réduisant leurs impôts (impôt sur le revenu et ISF) et des PME en demande de capitaux pour se développer. Les deux partenaires s’y retrouvent, Alternativa offrant : aux investisseurs une visibilité sur leurs investissements et à la PME une fluidité sur ses levées de fonds. Les investisseurs peuvent sélectionner les PME sur la base de leur potentiel de développement, leurs performances et leur éligibilité aux réductions d’impôts. Sauf que pour l’heure, la place de marché Alternativa n’a admis à la cotation aucune entreprise issue du monde viticole. “ Quel que soit leur secteur d’activité, toutes les sociétés nous intéressent. Alternativa offre aux investisseurs le panel le plus large possible sans exclure de secteurs d’activité. Mais il est vrai qu’à ce jour, nous n’avons pas eu l’occasion d’admettre des PME du monde viticole et agricole ”, explique Pierre Lasserre, président d’Alternativa. Le Clos des Fées, propriété d’Hervé Bizeul (66) pourrait être l’une des premières PME viticoles à s’introduire sur la Bourse Alternativa et y réaliser une augmentation de capital. “ J’y pense mais cela suppose quelques étapes préalables à franchir ”, indique Hervé Bizeul. “ En premier lieu, le statut juridique de l’exploitation doit être DR celui d’une société par actions. Ce qui est encore très rare dans le milieu viticole. Deuxième point: Alternativa ne s’intéresse qu’aux entreprises ayant un projet de développement. Ce qui signifie qu’il faut avoir de vraies perspectives de croissance pour valoriser suffisamment son entreprise et intéresser les investisseurs. Autre élément: le monde agricole n’est ni formé, ni préparé à se frotter à des experts financiers. ” Mais cela est aussi vrai des PME des autres secteurs, d’où le service d’Alternativa qui sécurise et simplifie cette relation. “ Enfin, cela suppose une véritable révolution dans la tête du vigneron car l’entrée d’actionnaires dans le capital de sa société impliquera qu’il accepte une transparence avec ces derniers, les informe de ses projets, de ses choix ou des opportunités qui se présentent ”, indique Hervé Bizeul. Reste maintenant à savoir comment les investisseurs pourraient réagir à l’introduction d’entreprises viticoles dans Alternativa. “ Nous ne pouvons rien présager mais si l’entrée en bourse du Clos des fées suscitait l’intérêt des investisseurs, il n’y a aucune raison que nous n’acceptions pas d’autres sociétés viticoles pour développer ce secteur dont le dynamisme mérite d’être reconnu et soutenu ”, ajoute Pierre Lasserre.

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