Réussir vigne 18 septembre 2006 à 14h36 | Par Marion Ivaldi

Stratégie - Structuration innovante de la filière beaujolaise

Un réseau d´acteurs offensifs doit voir le jour en janvier 2007. Une stratégie économique décalée qui a pour objectif de sortir la filière de la crise par le haut.

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" C´est une première en Europe ", explique Eric Martin, directeur agriculture et sanitaire au sein de la Compagnie européenne d´intelligence stratégique (CEIS), un cabinet conseil en intelligence stratégique auquel la filière beaujolaise a fait appel pour redynamiser le secteur. Les producteurs, les négociants, les metteurs en marché, l´interprofession mais aussi les collectivités territoriales (municipalité de Lyon, la région Rhône-Alpes, conseil général.) vont constituer une SAS. Son but : définir des projets collectifs partagés par tous les acteurs et qui bénéficieront à toute l´activité viticole.
" La SAS est la forme juridique choisie pour mettre en place une stratégie économique décalée : la création d´un cluster économique offensif, c´est-à-dire la création d´un réseau d´acteurs prêts à mutualiser leur stratégie ", commente Eric Martin. L´étude effectuée par la CEIS a mis en exergue la difficulté actuelle de la gouvernance de la filière. La SAS doit pallier ce manque en définissant certaines règles communes à la filière. Il s´agit par exemple de définir un marché cible pour les adhérents et de réaliser une étude stratégique de ce marché. Ses résultats sont distribués aux actionnaires de la SAS qui les utilisent à leur propre compte. " Cela peut aller jusqu´à la définition de stratégies très en amont, comme l´innovation, le positionnement sur le marché mondial ", ajoute Eric Martin. L´intérêt du cluster est qu´il pourra procéder à des appels à projet mais également solliciter des aides financières publiques en mettant en avant des projets structurés et offensifs. " Car l´heure n´est plus à demander des aides publiques à tort et à travers. Seuls les projets structurés recevront un soutien ", estime Eric Martin.
Une structure construite pour durer
Cependant, le cluster ne pourra pas tout résoudre. " L´État et l´Inao auront un rôle à jouer car il est nécessaire de laisser de la place à l´innovation. Les AOC sont un porte-étendard du terroir mais à côté on doit pouvoir sortir la filière par le haut en lui permettant d´innover ", estime Eric Martin. La SAS devrait voir le jour en janvier prochain et d´ici là Eric Martin travaille auprès des partenaires de la filière pour les aider à définir leurs projets stratégiques à plusieurs échéances.
Car le cluster n´est pas un mirage mais bien une structure construite pour durer. Cet outil pourra également effectuer la veille du marché et technologique pour le compte de l´interprofession mais aussi de ses adhérents. Ce cluster doit pouvoir mettre en réseau toutes les compétences en collaborant au développement de la filière.

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