Réussir vigne 13 décembre 2007 à 18h10 | Par Isabelle MONTIGAUD

Santé - TMS la viticulture en première ligne

Les TMS ou troubles musculo-squelettiques affectent de plus en plus de vignerons. La taille en est le principal.

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Le poignet, la main, le bras et l’épaule sont sollicités des milliers de fois lors des opérations de taille.
Le poignet, la main, le bras et l’épaule sont sollicités des milliers de fois lors des opérations de taille. - © CCMSA
La viticulture est pour la MSA le secteur qui recense le plus de maladies professionnelles déclarées au titre des TMS. « Ces troubles sont en très forte progression depuis 5 ans (+ 50 % chez les salariés viticoles entre 2001 et 2005) » observe Christophe Bernard, médecin conseiller technique national à la CCMSA, « le syndrome du canal carpien, les tendinites du poignet sont le plus souvent identifiés. Les problèmes de dos viennent en seconde position» poursuit-il. La taille qui est une opération répétitive réalisée en conditions hivernales apparaît de ce point de vue comme une opération très délicate : « le poignet, la main, le bras et l’épaule sont sollicités des milliers de fois à raison de 4 à 10 coups de sécateurs par pied et cela pendant des semaines » ajoute Christophe Bernard. Résultat, des douleurs et des inflammations qui sont la conséquence de tendinites, surviennent fréquemment.

Entretien du matériel, préparation du personnel

En matière de prévention, la MSA insiste, au-delà du choix et de l’entretien du matériel qui sont essentiels, sur les méthodes et l’organisation du travail. « On recommande un bon entretien des sécateurs, l’ouvrier doit avoir bien en main son outil et il est conseillé d’affiler les sécateurs en bout de rang ou au moins une fois par heure, ce qui permet de réaliser des pauses régulières et de relâcher les muscles » explique Rachel Barbet Detraye, ingénieur prévention à la CCMSA. Parmi les autres recommandations, on citera notamment le port de vêtements adaptés aux conditions climatiques, une bonne alimentation ainsi qu’une hydratation régulière. On peut également s’entraîner et chauffer ses muscles par des exercices de préhension de la main sur une balle de caoutchouc par exemple. Pour ce qui est de la posture, comme pour le reste, pas de recette, « il faut choisir celle qui convient le mieux  dans laquelle on se sent bien et qui ne provoque pas de contraintes gestuelles ou posturales pouvant induire des TMS » conclue Rachel Barbet Detraye.

Isabelle Montigaud

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