Réussir vigne 30 janvier 2002 à 11h20 | Par C. Galbrun

Restructuration du vignoble - La reconversion progressive se met en place

Tout viticulteur qui le souhaite peut, dès cette année, entreprendre une reconversion progressive. Une mesure que certains professionnels jugent insuffisante.

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«En mettant en place une reconversion progressive, les pouvoirs publics ont voulu tenir compte du souci des professionnels de lier la restructuration du vignoble aux difficultés conjoncturelles », indique l´Onivins. Le principe est simple : plutôt que de verser en une fois l´aide prévue pour la restructuration, son paiement sera échelonné. Ainsi, les viticulteurs concernés par le dispositif communautaire de restructuration, pourront dès maintenant arracher les vignes inadaptées au marché, sans avoir l´obligation de replanter immédiatement des cépages améliorateurs. Ils auront trois ans devant eux pour se décider. La première année, le viticulteur touchera une aide de 310 euros pour participation aux coûts d´arrachage puis pour compenser la non-production, il touchera une aide égale à 920 euros/an sur trois ans au maximum. Enfin, au moment de la plantation, il touchera le solde de la prime prévue. A noter que le viticulteur qui s´engagera dans ce plan de reconversion pluriannuel a l´obligation de replanter sinon il devra rembourser les aides versées. Cette mesure ne sera pas l´antichambre d´un arrachage définitif, prévient l´office.
« une manipulation financière », selon la Fnsea et le Cnja
Ce mécanisme présente plusieurs avantages, selon l´Onivins : réponse immédiate à une demande de trésorerie des exploitations, arrachage de vignes n´ayant plus de débouchés, conservation du potentiel, limitation du risque d´une nouvelle distillation de crise. La Fnsea et le Cnja considèrent que cette mesure ne répond pas aux attentes des viticulteurs, estimant qu´elle manque d´ambition et qu´elle s´apparente même à une « manipulation financière consistant à jouer avec une aide communautaire déjà existante ». Compte tenu du contexte économique actuel, l´obligation de replanter d´ici trois ans ne va guère inciter les viticulteurs déjà en situation délicate à entrer dans ce dispositif, pronostique la CNCP (Confédération nationale des caves particulières).

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