Réussir vigne 24 août 2016 à 08h00 | Par Ludovic Vimond

Picore assure le suivi de vos traitements

Développé avec l’Irstea, Picore est un système simple à monter et économique pour contrôler la bonne application des phytosanitaires.

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Picore se veut être une solution simple, que tout un chacun peut monter sur son pulvérisateur.
Picore se veut être une solution simple, que tout un chacun peut monter sur son pulvérisateur. - © Irstea

Succédant à Ticsad, Picore est une solution de traçabilité des traitements phytosanitaires connectée, permettant de vérifier la bonne application (la bonne dose au bon endroit). Entrant dans sa phase finale de tests, elle sera commercialisée pour la saison 2017 sur toute l’Europe par la société Sika GmbH. "Picore est une solution que nous avons voulue économique (2 000 euros et un abonnement peu coûteux) et facile à installer, explique Vincent de Rudnicki, en charge du projet à l’Irstea. Elle se compose d’un capteur de pression, d’un à huit débitmètres électromagnétiques (un par côté ou par descente), qui enregistrent à chaque seconde le débit pour chaque rang avec une très bonne précision (0,5 %) sans perturber le flux, d’une antenne GPS sous signal Egnos, servant au positionnement et à la mesure de vitesse et d’un boîtier qui enregistre tous les paramètres." À cela, s’ajoutent une jauge (en option), ainsi qu’un smartphone ou une tablette. " Bien entendu, on peut utiliser son smartphone personnel, poursuit Vincent de Rudnicki. Pour ma part, je conseille un smartphone durci, c’est-à-dire résistant aux chocs et à l’eau, plus adapté à un usage viticole, avec un écran d’au moins 4,5 pouces pour une question de visibilité."

Pendant le traitement, le smartphone se transforme en terminal, permettant de visualiser les éventuels défauts de pulvérisation rang par rang ou côté par côté, selon les appareils.
Pendant le traitement, le smartphone se transforme en terminal, permettant de visualiser les éventuels défauts de pulvérisation rang par rang ou côté par côté, selon les appareils. - © Irstea

Le boîtier communique avec le smartphone via wifi ou Bluetooth qui, à son tour, envoie les informations géoréférencées collectées par wifi ou GSM (téléphonie mobile). Ces informations sont ensuite compilées sur le web-serveur (logiciel en ligne) Picore et exploitables sous un format compatible avec les logiciels de pilotage d’exploitation sur le marché.

Un smartphone comme boîtier de contrôle

Avant d’aller sur la parcelle, le viticulteur prépare la tâche depuis l’ordinateur de bureau. Sur le web-serveur, il sélectionne les parcelles à traiter et les produits avec les quantités calculées en fonction des surfaces. Puis, il saisit les consignes de volumes par hectare, la vitesse, la parcelle et la largeur de traitement.

Une fois la parcelle achevée, Picore établit sur le smartphone une cartographie signalant les sous ou sur-dosages, ainsi que les manques ou les doublons.
Une fois la parcelle achevée, Picore établit sur le smartphone une cartographie signalant les sous ou sur-dosages, ainsi que les manques ou les doublons. - © Irstea

Le logiciel génère alors un fichier de consignes que l’opérateur récupère sur son smartphone. Au besoin, les réglages du pulvérisateur sont modifiés par l’opérateur.

Pendant le traitement, ce dernier visualise en temps réel les débits sur chaque tronçon, ce qui permet de détecter une section défaillante. En fin de traitement, l’opérateur confirme la fin de travail. Les données de traitement sont envoyées sur le web-serveur pour compléter les cahiers parcellaires et résumées sur le smartphone. " Picore génère notamment une carte avec en vert les rangs traités à la bonne dose (+/- 8 %), en bleu les zones sous-traitées et en rouge celles surtraitées, explique Vincent de Rudnicki. À cela, s’ajoutent deux autres couleurs pour les doublons et les manques."

Lors de son lancement, l’application sera disponible sur Android (versions 3.4 et ultérieures), puis sur IOS (Iphone). Vincent de Rudnicki conclut : " Picore donne les moyens aux viticulteurs de faire correctement leur travail et de vérifier qu’ils l’ont bien fait. Lors de la phase de développement, tous les vignerons qui ont eu cet outil entre les mains ont cherché à s’améliorer ".

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