Réussir vigne 22 octobre 2007 à 18h02 | Par Philippe Cazal - Paysan du Midi

Pépiniéristes - Le financement de la sélection des plants toujours en débat

Institut unique de recherche Les pépiniéristes affichent leur méfiance face à une cotisation volontaire obligatoire prélevée sur les plants dont la destination finale n´est, selon eux, pas certaine.

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Le financement de la sélection végétale dans le cadre de la fusion Entav-ITV a été l´un des grands sujets de débat du 5e congrès de la Fédération française de la pépinière viticole qui s´est tenu le 31 août au Grau-du-Roi. La nouvelle organisation de la recherche a du mal à faire consensus. Lorsqu´il a préparé la fusion Entav-ITV, le ministère de l´Agriculture a lié sa participation au financement du nouvel organisme à la constitution, par les viticulteurs et par les pépiniéristes, d´une interprofession. Celle-ci doit, pour gérer la nouvelle structure, en assumer une partie du financement, cela à partir de la cotisation volontaire obligatoire prélevée par les pépiniéristes sur les plants (4 euros pour mille plants sur le prix de revente, donc payés par le viticulteur et 4 euros payés par le pépiniériste). Ce mode de financement doit remplacer l´ancien système de gestion de l´Entav : depuis une vingtaine d´années, les pépiniéristes collectaient la taxe parafiscale sur la vente des plants. Ces sommes, qui ont atteint 800 000 euros par an, étaient versées à l´Entav pour lui permettre d´assurer sa mission de sélection végétale.
Les pépiniéristes réfléchissent actuellement à un système de royalties sur la marque Entav/Inra pour financer la sélection. ©G. Valentin

" Vous n´avez pas le choix "
Les fortes réticences des pépiniéristes sont liées à leurs craintes quant à la destination des sommes prélevées, qui, disent-ils, pourraient aller ailleurs qu´à la sélection.
Actuellement, ils réfléchissent à un système de royalties sur la marque Entav/Inra, qui financerait la sélection. " Vous n´avez pas le choix ", leur a rétorqué Georges-Pierre Malpel, directeur de Viniflhor, insistant sur le fait que les financements publics apportées au nouvel institut, l´IFVV(1), seront versés à condition que les viticulteurs et les pépiniéristes créent une interprofession destinée à prendre en main la gestion et le complément de financement.

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