Réussir vigne 15 décembre 2008 à 11h47 | Par C. GALBRUN

OCM - Trouver les raisons de l'arrachage

Fallait-il arracher en Europe 400 000 ha ? Au vu du « succés » rencontré par le dispositif européen, la question se pose. Mais la crise peut-elle expliquer à elle seule le niveau des demandes d’arrachage ?

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L'association générale de la prodcution viticole estime qu'il est impératif de satisfaire dès cette année la totlaité des demandes d'arrachage.
L'association générale de la prodcution viticole estime qu'il est impératif de satisfaire dès cette année la totlaité des demandes d'arrachage. - © J.-C. Gutner

Force est de constater : il n'y en aura pas pour tout le monde. Certains en viennent même à se demander si Marianne Fisher-Boel, commissaire européen à l'agriculture, n'avait pas eu raison en formulant ses premières propositions concernant la réforme de l'OCM et qui prévoyaient, entre autres, un arrachage massif de 400 000 hectares dans tout le vignoble européen. Histoire, selon les théories en présence, soit  d'en finir avec une surproduction structurelle soit de mettre en place un plan social efficace permettant selon la formule consacrée de « sortir dignement » du secteur viticole. Devant la levée de boucliers à l'époque qu'avait suscité son chiffrage initial, la commissaire avait revu à la baisse le nombre d'hectares arrachés et des 400 000 ha du départ qui auraient du être arrachés en cinq ans, on est passé à 175 000 ha en trois ans. Mais voilà que les demandes d'arrachage dans les différents états producteurs sont connues et celles-ci explosent littéralement le budget initialement alloué. Ces demandes s'élèvent à près de 160 000 ha pour cette seule campagne (22 654 ha en France, 91 000 ha en Espagne, 25 000 ha en Italie, 5700 au Portugal...).  Et toutes ne pourront être satisfaites. Il faut s'attendre à une réfaction de près de 45 % par état-membre du  nombre de demandes. «Nous arracherons un peu plus de 10 000 hectares, ce qui est déjà beaucoup. Ce n'est pas forcément une mauvaise chose que nos arrachages soient limités en Languedoc-Roussillon. Il ne faut pas que l'arrachage devienne un moyen de gestion du potentiel » indique George-Pierre Malpel, directeur général de Viniflhor.

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