Réussir vigne 26 janvier 2007 à 15h27 | Par Claudine Galbrun

Mise en marché - " Le coup de gueule " du collectif des viticulteurs girondins

Le collectif des viticulteurs 33 a mis sur la table des propositions devant permettre de reprendre des parts de marché. " Unissons-nous et organisez-vous ! Car si le temps de prendre les armes arrive, c´est qu´il sera trop tard ".

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Pour le collectif qui rassemble environ 400 viticulteurs, les petites exploitations doivent aujourd´hui se débrouiller seules car elles n´intéressent plus les metteurs en marché traditionnels. Celui-ci estime que tout est fait pour pousser à l´agrandissement des exploitations au détriment des plus faibles. " Réunissons-nous, recréons une organisation au service de tous. " Le collectif propose ainsi le déblocage des noms de châteaux afin que ceux-ci deviennent des marques sous lesquelles plusieurs exploitations pourraient fournir les volumes souhaités pour satisfaire la grande distribution. " J´en suis aujourd´hui à regarder mon voisin mourir parce qu´il n´a pas le réseau commercial tandis que moi j´ai le réseau mais je ne peux me développer et satisfaire cette demande ", constate Renaud Jean, vice-président du collectif.
" Une interprofession non démocratique, coûteuse et inefficace "
Le collectif s´en prend aussi à l´interprofession " non démocratique, coûteuse et inefficace ". " Alors que collectivement, nous devons assumer un emprunt de 15 millions d´euros contracté par le CIVB pour financer la distillation et 60 millions pour l´arrachage, jamais les cours n´ont été aussi bas : 650 euros le tonneau. C´est donc le viticulteur qui va payer sa propre destruction. Nous ne sommes pas contre le fait de payer des taxes mais au moins qu´elles servent à payer des commerciaux. Elles pourraient aussi être utilisées à la promotion de l´image de Bordeaux en réservant 3 % des volumes pour des dégustations sur nos différents marchés plutôt que de les distiller. Ces volumes seraient présentés sous une étiquette collective, ne seraient pas vendus mais utilisés comme outils de promotion et ceci en toute transparence vis-à-vis des douanes ", explique Renaud Jean. Le collectif demande également à produire davantage pour diminuer les coûts de production et ainsi recréer de l´attractivité pour nos vendeurs. " Nous ne pourrons nous en sortir que collectivement. Aujourd´hui, nous avons besoin de créer des outils de commercialisation en commun qui ramènent la valeur ajoutée aux producteurs."

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