Réussir vigne 25 août 2014 à 08h00 | Par Marion Ivaldi

Mieux répondre aux attaques sur les phytos

Les malaises ressentis par des enfants d’une école du blayais, en avril dernier, relancent le débat sur la co-existence des vignobles et des zones périurbaines, et plus largement l’action politique autour des pesticides.

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En zone 
périurbaine, 
les vignes 
touchent 
souvent les habitations.
Créer des zones tampon est une 
solution 
proposée par la profession.
En zone périurbaine, les vignes touchent souvent les habitations. Créer des zones tampon est une solution proposée par la profession. - © P. Cronenberger

L’intoxication des enfants de l’école de Villeneuve dans le Blayais suite à des traitements réalisés à proximité de leur école n’est que la partie émergée de l’iceberg : avec les urbains qui sont de plus en plus nombreux à s’installer dans les vignobles, nombre de viticulteurs doivent faire face à des pressions. “ Nous allons nous organiser pour mieux transmettre les messages aux vignerons sur les bonnes pratiques de traitements. Mais il faut aussi que la réglementation en matière d’urbanisme tienne compte de la pré-existence de vignobles. Lors de l’implantation de nouveaux ensembles urbains, il n’est plus question que des zones tampons ne soient pas prévues pour séparer les zones d’habitation des vignobles ”, martèle Bernard Farges, président de l’interprofession des vins de bordeaux.


Fixer des limites maximales de résidus


Ce type d’événements peut avoir des conséquences dommageables pour la filière. En témoigne, l’annonce par la ministre de l’Environnement, Ségolène Royal, de son intention d’interdire les traitements phytosanitaires à moins de 200 mètres des écoles. “ Il faut tenir compte de l’enjeu d’une culture qui est fragile et qui nous impose des pratiques de protection. Regardons l’histoire du lieu et si la vigne était là avant l’école. Mettons-nous autour de la table et discutons sur des textes formels et non idéologiques ”, commente Bernard Farges. Ce dernier veut aussi relancer le sujet des limites maximales de résidus. “ Un travail doit être mené sur cette question, on ne peut pas nous reprocher sans cesse la présence de phytosanitaires dans les vins en prenant le seuil de zéro car il n’existe pas de limite officielle. ” Enfin, selon l’ancien président du CNIV, Jean-Louis Salies, le CNIV, Vin et Société et l’IFV seraient prêts à mettre en œuvre un travail concerté afin de mieux répondre à toutes les thématiques environnementales liées aux produits phytosanitaires.

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