Réussir vigne 17 octobre 2003 à 16h08 | Par Claudine Galbrun

Lutte contre la flavescence dorée - Un compromis sur le traitement à l´eau chaude

Au terme d´un « laborieux compromis » entre pouvoirs publics et pépiniéristes, un arrêté paru en juillet relatif à la lutte obligatoire contre la flavescence dorée officialise le recours au traitement à l´eau chaude des plants.

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Il aura fallu pas moins de neuf versions pour arriver à cet arrêté paru au Journal officiel du 22 juillet 2003 qui constitue une réactualisation de précédents textes relatifs à la lutte obligatoire contre la flavescence dorée dans le vignoble et les pépinières. « Un texte de compromis », selon la FFPV (Fédération française de la pépinière viticole), structure rassemblant les deux fédérations de pépiniéristes et qui a officiellement vu le jour le 29 août. La principale nouveauté concerne en effet les pépiniéristes qui ont désormais la possibilité de recourir au traitement à l´eau chaude des plants issus de vignes mères contaminées. Une vigne mère dont la contamination est avérée ne pourra pas produire de matériel pendant deux ans mais au terme de ce délai et en l´absence de nouvelle contamination, la commercialisation des plants qui en sont issus sera autorisée sous réserve que ces plants soient traités à l´eau chaude. Après cette troisième année, ce traitement ne sera plus obligatoire.
©D. R.


De la même façon, si une vigne mère contaminée a été arrachée, le matériel issu de vignes mères de greffons ou de porte-greffe situé à une distance inférieure à 1000 mètres de cette parcelle arrachée pourra être mis en circulation après avoir subi un traitement à l´eau chaude. Ce périmètre pourra être réduit jusqu´à 300 mètres par la Protection des végétaux sous certaines conditions. « Ce dispositif représente pour les pépiniéristes une alternative à la destruction qui était auparavant la seule voie qui leur était offerte. Ils conservent ainsi la possibilité de commercialiser des plants et boutures malgré une éventuelle suspicion de contamination », estime l´Onivins. Les pépiniéristes pour leur part, qui refusaient qu´on leur impose le traitement à l´eau chaude, considèrent qu´il serait bon « d´appliquer le principe de précaution avec précaution », les pépiniéristes craignant la non reprise des plants après traitement. Aucune étude n´a été faite sur le comportement futur des vignes ainsi traitées, rappellent-ils. Il serait également nécessaire « d´éviter de ruiner les entreprises ».

« Les pouvoirs publics de-vraient prévoir une indemnisation pour ceux qui seraient affectés, indemnisation à hauteur du prix de vente des plants bloqués suite à cet arrêté et pour perte de clientèle ».
L´Onivins pour sa part a rappelé qu´un accord avait été donné par la Protection des végétaux pour mettre en place une participation aux coûts de traitement en cas de maladie ou de risques avérés. En ce qui concerne les destructions, souligne encore l´Onivins, « il y en a eu très peu cette année et par des mesures préventives appropriées, tout sera fait à l´avenir pour les éviter ».

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