Réussir vigne 09 janvier 2019 à 09h00 | Par Clara de Nadaillac

Le gouvernement valide son plan addictions

Plus de peur que de mal ! Le nouveau plan national de mobilisation contre les addictions 2018-2022, publié hier par le gouvernement, ne durcit pas la législation concernant le vin. Au grand dam de la presse grand public...

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Le plan addictions ne prévoit pas de hausse de la fiscalité sur les vins à court terme.
Le plan addictions ne prévoit pas de hausse de la fiscalité sur les vins à court terme. - © P. Cronenberger

"L’alcool, grand oublié du plan addiction 2018-2022", fustigeait hier Le Figaro au sujet du plan national de mobilisation contre les addictions, publié ce même jour par le gouvernement. "Addiction à l'alcool, un plan tout en modération" titrait pour sa part Le Monde ; "Le plan "addictions" du gouvernement ne prévoit aucune augmentation du prix de l'alcool", dénonçait FranceInfo.

Et pour cause. Au vif soulagement de la filière, ce texte, qui comprend 6 axes, 19 priorités et plus de 200 mesures, n'introduit pas de nouvelles contraintes pour le vin.

Il s'articule autour de six grands défis, qui sont :

  1. Protéger dès le plus jeune âge,
  2. Mieux répondre aux conséquences des addictions pour les citoyens et la société,
  3. Améliorer l’efficacité de la lutte contre le trafic,
  4. Renforcer les connaissances et favoriser leur diffusion,
  5. Renforcer la coopération internationale,
  6. Créer les conditions de l’efficacité de l’action publique sur l’ensemble du territoire.

Plus précisément, au niveau de la lutte contre l'alcoolisme, le plan contient plusieurs axes :

  • Encourager la structuration de la recherche sur l’alcool dans le cadre de la stratégie nationale de santé et du programme national de recherche en santé publique (prendre appui sur les recomman- dations en recherche de l’expertise Inserm Alcool à paraître en 2019).
  • La création d’un réseau de recherche sur l’alcool (le réseau REUNIRA porté par l’Inserm), conformément à une recommandation de la Cour des comptes, devrait à cet égard avoir un effet de levier important dans les années à venir pour le développement de la recherche clinique sur l’alcool.
  • Agir de façon ambitieuse contre la conduite sous l’emprise de l’alcool et après usage de stupéfiants.
  • Les sujets nécessitant un engagement interministériel marqué, tels que l’effectivité de l’interdiction de vente aux mineurs de l’alcool, du tabac et des jeux d’argent, l’accompagnement de la vie festive en milieu rural et urbain ou la prévention de la délinquance et la sécurité publique, feront l’objet d’un pilotage local par les préfets, dans le cadre de feuilles de route régionales formalisées dès 2018.

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