Réussir vigne 21 février 2018 à 16h00 | Par Xavier Delbecque

La filière vin ambitionne une viticulture durable

Le plan de filière découlant des États généraux de l’alimentation met l’accent sur la transition écologique et la régionalisation.

Abonnez-vous Réagir Imprimer
Jérôme Despey et Jean-Marie Barillère ont piloté l'élaboration du plan de la filière vin, dans le cadre des EGA.
Jérôme Despey et Jean-Marie Barillère ont piloté l'élaboration du plan de la filière vin, dans le cadre des EGA. - © X. Delbecque

Mercredi 21 février, Jérôme Despey (FranceAgriMer) et Jean-Marie Barillère (Cniv) ont officiellement présenté le plan stratégique de la filière vin à la presse. Un document qui a été réalisé à la demande du président de la République dans le cadre des États généraux de l’alimentation (EGA), et rendu au ministre de l’Agriculture, Stéphane Travert, le 29 janvier dernier.

Pour le président du Cniv, la « durabilité » est le maître mot qui se dégage de ce plan, que ce soit sur les aspects sociaux, environnementaux, sanitaires ou encore économiques. « Il ne peut y avoir d’écologie s’il n’y a pas d’objectifs économiques » a-t-il spécifié. La transition écologique est un point majeur, avec notamment l’ambition d’arrêter l’utilisation des herbicides, de remplacer les deux tiers des pulvérisateurs les moins performants dans les cinq ans, et d'avoir la moitié des exploitations engagées dans une certification environnementale d’ici 2025. « Nous souhaitons qu’il y ait un accompagnement des viticulteurs pour les investissements » précise toutefois Jérôme Despey. Pour cela, les professionnels espèrent bien actionner plusieurs leviers, dont le plan d’aide à l’agriculture de 5 milliards d’euros promis par Emmanuel Macron, ou encore l’OCM vitivinicole.

 

Les bassins, futurs pilotes de la création de valeur

« Mais il faut aussi faire en sorte que le consommateur paie l’augmentation des coûts de production » ajoute Jean-Marie Barillère. Les responsables espèrent d’ailleurs que le président de la République ira jusqu’au bout de sa réflexion sur le dossier de l’encadrement des promotions. « La viticulture est pleinement concernée, et cela aurait des effets significatifs sur la filière » assure Jérôme Despey.

Un autre point majeur est le rôle accru des bassins dans le déploiement de la stratégie de la filière vin. « Car les axes de travail seront forcément différents selon les terroirs, les climats et les objectifs produits » explique le président du Cniv. L’idée étant, entre autres, d’avoir des interprofessions qui pilotent la création de valeur, et puissent donner des indicateurs aux producteurs en vue de contractualiser.

Jean-Marie Barillère a également exprimé le souhait de voir les AOC innover, et savoir se réinventer, pour faire face aux défis de demain. « Nous avons travaillé sur un plan ambitieux, maintenant nous espérons qu’il y aura une main tendue du gouvernement pour soutenir notre démarche de progrès » a-t-il conclu.

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. Réussir vigne se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,