Réussir vigne 06 avril 2018 à 16h00 | Par X. Delbecque

La commercialisation des côtes de gascogne progresse sur tous les fronts

L'IGP côtes de gascogne se porte bien, et gagne des parts de marché en France comme à l'international.

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Les représentants de l'IGP côtes de gascogne ont dévoilé leurs cuvées à la presse. L'occasion de faire le point sur les derniers résultats économiques.
Les représentants de l'IGP côtes de gascogne ont dévoilé leurs cuvées à la presse. L'occasion de faire le point sur les derniers résultats économiques. - © X. Delbecque

Avec une croissance à l'export de 18 % en volume et en valeur sur la dernière campagne, les producteurs de côtes de gascogne ont de quoi être satisfaits. « Nous sommes arrivés en retard sur les marchés lointains comme les États-Unis, mais le travail des opérateurs commence à payer » se réjouit Bernard Bonnet, président de l'interprofession. Pour la deuxième IGP de France, tous les voyants sont au vert. Leurs plus gros clients, à savoir l'Allemagne et les Pays-Bas, affichent tous deux des progressions de plus de 9 %, et les nouveaux importateurs affichent des scores affriolants, à l'instar de la Pologne, qui progresse de presque 260 % ! Pour Bernard Bonnet, ces bons chiffres n'ont rien de conjoncturel : il s'agit bel et bien de conquêtes de marchés, voire de reconquête pour le Royaume-Uni.

Fin de l'hégémonie des vins de cépages en Angleterre

« Le positionnement prix de nos produits joue en notre faveur, estime le président. Et les anglo-saxons commencent à se lasser des vins de cépages. » Il faut dire aussi que le vin blanc, qui représente 80 % de la production de l'IGP, se boit plus facilement hors repas et répond mieux aux nouveaux instants de consommation. Le marché national n'est pas en reste, puisqu'il affiche un essor de 6,7 % en volume et 8,7 % en valeur. « C'est une belle progression, d'autant plus que le contexte est difficile » commente Bernard Bonnet. Dans l'Hexagone, ce sont les doux et moelleux qui se développent le mieux, avec une croissance à deux chiffres. « Les gens ont tendance à se détacher des liquoreux pour aller vers des vins moins chargés en sucre et avec plus de vivacité, analyse Alain Desprats, président du syndicat des côtes de gascogne. Le gros du marché se situe d'ailleurs entre 40 et 50 grammes de résiduel. » Le prochain défi sera de faire connaître l'IGP sur la partie Est de la France, moins représentée dans les achats.

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