Réussir vigne 07 septembre 2018 à 08h00 | Par Xavier Delbecque

L’eau ozonée en irrigation, une technique à étudier

Des recherches sur l’irrigation à l’aide d’eau ozonée font état de propriétés intéressantes. Des entreprises étrangères proposent d’ores et déjà des équipements.

Abonnez-vous Réagir Imprimer
Irriguer avec une eau ozonée permet de rendre la matière organique disponible plus rapidement.
Irriguer avec une eau ozonée permet de rendre la matière organique disponible plus rapidement. - © Magali-Eve Koralewski

Un meilleur développement du végétal, une pénétration de l’eau dans le sol facilitée, des rendements accrus et une réduction des maladies. Tels seraient les effets sur les cultures d’une irrigation avec de l’eau ozonée. Des études sur le sujet, menées par l’université de Guelph, au Canada, ont confirmé un impact positif sur la vigueur sur des plants de tomate, sans trouver toutefois de différence significative sur la production. Une équipe de l’université de Californie a montré quant à elle que la solution d’un sol irrigué avec de l’eau ozonée présente une plus grande concentration d’oligoéléments, ce qui s’explique par les propriétés oxydantes de l’ozone sur la matière organique. Les chercheurs ont également noté des effets physiques, entraînant notamment une texture plus poreuse, réduisant ainsi la stagnation de l’eau à la surface. Si ces recherches préliminaires montrent des propriétés intéressantes, elles sont toutefois insuffisantes pour avoir une vision claire de la technique et connaître son impact précis sur la vie du sol.

Un effet désinfectant sur les pathogènes des racines, selon les fabricants

Une situation d’autant plus dommageable que la solution technique existe déjà, et qu’elle est commercialisée par plusieurs firmes. En Espagne, la société ASP propose aux agriculteurs des générateurs d’ozone pour leur réseau d’irrigation, et communique, en outre, sur ses bienfaits sanitaires. Selon elle, l’ozone permet, en plus d’oxygéner les racines, de les désinfecter de pathogènes comme le phytophtora ou encore des virus. Un argument partagé par l’entreprise italienne MET, qui teste actuellement la technique sur vigne. « Les essais sont en cours, relate Francesca Ponti, biologiste de la société. Il semble se dégager que l’effet soit optimal pour la pépinière viticole, car plus important sur les premiers millimètres de sol. » La mise en place d’un tel système est relativement aisée. Il suffit de raccorder un générateur automatique, l’ozoneur, au réseau d’irrigation. « Cette technique a de plus l’avantage d’être peu onéreuse à l’usage », précise Francesca Ponti. Une étude en bonne et due forme sur la vigne est donc plus que jamais à souhaiter pour aider les viticulteurs à y voir plus clair.

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. Réussir vigne se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 22 unes régionales aujourd'hui