Réussir vigne 22 juillet 2005 à 13h26 | Par Propos recueillis par Marion Ivaldi

Interview du mois - « La filière doit mieux se coordonner »

Jérôme Despey, vice-président de la commission nationale viticulture de la FNSEA, répond à nos questions.

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Quelle doit être la stratégie
face à la crise et à la difficulté des organisations syndicales de se faire entendre du gouvernement ?

Jérôme Despey : L´ensemble de la filière doit se retrouver autour d´une table pour définir ce que doit être notre politique. Chacun reste sous sa bannière AOC, vins de pays, organisations à vocation générale. Durant la dernière manifestation organisée à Nîmes, les viticulteurs ont pris à partie les dirigeants syndicaux car ils ne voient pas de réponses concrètes à leur situation désespérée. Pour mener une action efficace, nous devons mieux coordonner nos messages et nous retrouver dans une instance de concertation. L´Association générale de la production viticole doit jouer ce rôle.
Les importations sont un sujet qui vous préoccupe.
J. D. : J´ai l´impression qu´il n´est pas politiquement correct de parler des importations. Personne ne se pose de questions à ce sujet, et je me demande pourquoi. Pourtant, alors que nos expéditions diminuent, nos importations de vins augmentent. Il y a des vins de l´hémisphère sud qui s´européanisent au Portugal, en Espagne, peut-être même en France. Il faut que nous essayions de travailler avec les pouvoirs publics pour examiner comment la répression des fraudes pourrait traiter le sujet.
Que penser de la discussion sur la réforme de l´OCM vin ?
J. D. : Nous n´avons que six mois pour exposer nos propositions et les discussions avec les pouvoirs publics n´ont pas été engagées. Dans un contexte de libéralisation, on pourrait très facilement nous proposer une aide à l´hectare. Ce n´est pas ce que je veux. Il faut se battre pour maintenir un système d´organisation du marché : gestion de crises, maintien des droits de plantation, promotion, mais aussi pratiques oenologiques. Sur ce point, je crois qu´il faut arrêter de se poser la question des copeaux.

Et la distillation ?
J. D. : Il y a la question de la distillation des vins de table et de pays qui n´est toujours pas réglée. Si l´article 19 s´applique, je pense qu´il faut se mobiliser avec un soutien sur le prix de distillation. Il faut également essayer d´obtenir la réouverture des contrats de stock à court terme pour financer les volumes jusqu´au paiement qui intervient à l´automne.

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