Réussir vigne 15 mai 2008 à 10h12 | Par M. IVALDI

Gouvernance - Débat autour de l’interprofession nationale

L’interprofession nationale fait figure de proposition clé dans le cadre du plan de modernisation. Verra-t-elle le jour ? Le débat fait rage.

Abonnez-vous Réagir Imprimer
La gestion des vins de table pourrait être assurée par une interprofession nationale. Le négoce la refuse.
La gestion des vins de table pourrait être assurée par une interprofession nationale. Le négoce la refuse. - © C. Galbrun
Le ministère aimerait bien qu'une interprofession nationale voit le jour. « Mais une interprofession ne peut être décidée par l'Etat. Il faut qu'elle émane d'une volonté professionnelle » explique Viniflhor. Il est vrai que l'organisme viendrait à point nommé, au moment où l'office des vins disparaît dans un grand office agricole, que la DPEI devient la direction des territoires et de l'environnement, que les Draf et les Dre fusionnent, que certains ont pensé à transformer le ministère de l'Agriculture en un secrétariat d'Etat, que les Assises de l'Agriculture, qui se sont déroulées à l'automne dernier, militent en faveur d'organisations économiques efficaces... La liste des signaux montrant qu'une interprofession nationale pour la filière vin devient un enjeu, est très longue.

Opposition des négociants
Reste que la filière n'est pas franchement déterminée à créer cet outil interprofessionnel. « Il n'est pas sûr qu'elle soit créée en 2008 »  prévoit Viniflhor. Le principal blocage vient des négociants qui refusent en bloc l'idée même d'une interprofession nationale. « Nos positions sur ce sujet n'ont pas changé depuis deux ans » remarque Michel-Laurent Pinat, délégué général de l'association française des éleveurs, embouteilleurs et distributeurs de vins et spiritueux. Selon eux, les AOC, les IGP et les vins sans indications géographiques (IG) doivent être gérés en région par les interprofessions ou les fédérations interprofessionnelles régionales. L'objectif d'une telle organisation est de gérer le potentiel de production au moyen des affectations parcellaires. « Il faut des engagements clairs des producteurs » explique Michel Laurent Pinat qui insiste sur la nécessité d'améliorer la connaissance des marchés : courant d'affaires, choix économiques réalisés... 

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. Réussir vigne se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 21 unes régionales aujourd'hui