Réussir vigne 05 janvier 2004 à 18h28 | Par Claudine Galbrun

Filière viticole - Dipsody, nouvel outil de communication à la conquête du consommateur

Connaître le consommateur, ses besoins pour le séduire et le fidéliser : tel est l´objectif de Dipsody, un nouvel outil marketing à l´usage notamment des petites structures viticoles.

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En matière de marketing, il n´y a pas trente-six solutions : tout part du consommateur. Ce que la filière française du vin, contrairement à ses concurrents du Nouveau monde, n´a toujours pas su ou voulu, peu ou prou, faire. «En lançant Dipsody, nous voulons mettre le consommateur au centre des préoccupations, indique Laurent Dulau, l´un des fondateurs de la société Dipsody. Qui est-il ? Que veut-il ? Qu´attend-il du vin qu´il boit ?» Pour promouvoir un vin aujourd´hui, deux solutions existent, poursuit Laurent Dulau : jouer sur les prix, jusqu´à une certaine limite ou obtenir une note de 97 sur 100 chez Parker. «Autrement dit, c´est soit la course à l´échalote, soit la série limitée. Avec Dispody, nous voulons proposer une autre alternative de promotion prenant en compte le fait que l´offre française est très atomisée.» Dipsody va dans un premier temps utiliser la bouteille en tant que vecteur de communication. Il s´agit d´animer le point de vente en apposant une collerette sur la bouteille avec une accroche simple «gagnez votre cave». «Ce qui n´est pas original mais là où cela le devient, c´est que cet outil de communication sera mutualisé.

Chaque producteur adhérent de Dipsody aura le même support visuel tout en conservant sa propre identité. Dipsody devient ainsi l´outil externe de promotion de chaque producteur tout en lui permettant de bénéficier d´une masse critique de communication. Les interprofessions, par exemple, dépensent beaucoup d´argent pour communiquer sans pouvoir mettre en avant l´identité de chaque vigneron», souligne Eric Jean-Bart, l´autre fondateur de la société. Le consommateur ayant franchi la première marche, reste à mieux le connaître. La collerette lui propose d´entrer dans un système d´animation via internet. «L´utilisation de ce média est une question de coût mais aussi d´interactivité entre le producteur et le consommateur. De plus cet outil est en plein développement et est largement utilisé par les jeunes consommateurs», indique Laurent Dulau.

Guidé par le matériel PLV, le consommateur entre dans le jeu en utilisant le code barre apposé sur la bouteille. «Le recours au code barre a plusieurs avantages : il est déjà présent sur 65 à 70 % des volumes vendus en France et sur 100 % des vins exportés, il permet de plus de reconnaître le produit et de le différencier. Le code barre étant mondialement utilisé, un consommateur étranger pourra également jouer, Dipsody existant en cinq langues. Il existe également des solutions pour les produits qui ne comportent pas de codes barres», précise Eric Jean-Bart.
©D. R.


Faire en sorte que le consommateur puisse revenir vers le producteur
Ensuite, automatiquement, le consommateur est basculé dans l´environnement du producteur qui choisira les informations qu´il souhaite communiquer. Le jeu est plutôt pédagogique tout en restant ludique et basé sur le produit. Dans l´animation, sont intégrées de manière douce, de mini études de marché sur la façon dont le consommateur boit le vin. Seules contraintes pour celui-ci : utiliser un pseudonyme et donner son email. «Dipsody restituera au producteur ces données de type marketing opérationnel sous forme de tableaux de bord. Ce qui lui permettra de connaître son marché et éventuellement de revoir sa gamme, sa production, sa communication. Il aura ainsi une interface avec ses clients proportionnelle à son volume de ventes.» Reste maintenant à faire en sorte que le consommateur puisse revenir vers le producteur. «Afin que le cercle vertueux soit bouclé.» .

Les consommateurs s´étant enregistrés, le producteur va alors le contacter via «les chroniques de Dipsody», se présentant sous forme de feuillet électronique dans lequel le producteur pourra fournir des informations spécifiques et ultra-ciblées. «En plus d´une information générale sur le vin, le vigneron pourra communiquer avec le consommateur sans surcoût direct, et par exemple, lui indiquer qu´une dégustation de ses vins se déroule chez un caviste ou un supermarché proche de chez lui. C´est l´occasion de fidéliser le consommateur mais aussi le distributeur des vins qui, compte tenu, de ce service apporté par le vigneron, trouvera ainsi également son intérêt à référencer à nouveau ces produits. Nous donnons ainsi au producteur un meilleur pouvoir de négociation avec son distributeur.» Dipsody devrait démarrer en décembre. Son coût sera de 2950 euros par an.

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