Réussir vigne 28 janvier 2004 à 11h25 | Par Claudine Galbrun

Fertilisation en viticulture - Gérer les apports de phosphore, potasse et magnésie

Si les apports de phosphore sont rarement conseillés, par contre, il est impératif, selon le groupe de travail fertilisation de la vigne, de raisonner simultanément la fertilisation en potasse et magnésie.

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A l´exception de certains sols sableux du littoral et de très rares cas particuliers, aucune carence en phosphore n´a jamais été décelée sur vigne à ce jour. Celle-ci a en effet des besoins très faibles en cet élément, compris entre 3 et 11 unités de P2O5 par an. De plus, le dosage du phosphore dans le sol par les différentes analyses existantes ne permet pas d´estimer les quantités de phosphore réellement assimilables par la plante.
Cet élément migre très lentement dans le sol. Aussi, un apport réalisé en surface ne sera utilisable par la vigne que de nombreuses années après. En cas d´apport systématique, il y a un risque de pollution du milieu et notamment des eaux de surface, par eutrophisation. Ce qui n´est pas acceptable. Aussi, le groupe de travail fertilisation de la vigne conseille de limiter l´apport de phosphore, si ce dernier est nécessaire, à la seule fumure de fond. Par la suite, tout apport doit être proscrit. Avec une exception toutefois : si un dysfonctionnement sans cause identifiée de la vigne est observé et si l´analyse de sol fait ressortir un niveau très faible en cet élément, un apport de 15 unités par an peut être réalisé au niveau des racines.
©D. R.


La fertilisation en K et Mg doit être menée simultanément
Contrairement au phosphore, des symptômes de carence en magnésie (Mg) ou potassium (K) peuvent apparaître sur vignes. Ces deux éléments étant antagonistes, le raisonnement de la fertilisation en K et Mg doit être mené simultanément. Ainsi la décision de pratiquer ou non des apports en l´un de ces éléments se fera en fonction du résultat du rapport K/Mg, déterminé à partir de l´analyse pétiolaire. Si celui-ci est inférieur à 1, c´est le signe d´une carence en K. S´il est supérieur à 10, au contraire, il y a déficit en Mg. Si ce rapport est inférieur à 3, un apport de K pourra être pratiqué en tenant compte des références régionales. S´il est supérieur à 5, aucun apport en K n´est conseillé. Si ce rapport est compris entre 3 et 5, les apports seront basés sur les exportations, estimées à partir des analyses pétiolaires. Si enfin, ce rapport est supérieur à 8, une correction magnésienne doit être réalisée. Il ne faut pas oublier que le potassium a tendance à augmenter le pH du vin. Aussi, la fumure potassique devra tenir compte des objectifs souhaités sur ce point.

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