Réussir vigne 29 avril 2002 à 10h06 | Par Claudine Galbrun

Exportations de vins et spiritueux - Pour contrer la baisse, segmenter différemment le marché

Les exportations de vins et spiritueux en 2001 marquent le pas.
Pour reconquérir des parts de marché, la FEVS prône une nouvelle segmentation de l´offre française.

Abonnez-vous Réagir Imprimer

Avec 7,3 milliards d´euros en 2001, les exportations de vins et spiritueux diminuent de 2,1 % par rapport à 2000. « On est à la peine, on n´est pas à genoux », indique Bertrand Devillard, ancien président* de la FEVS (Fédération des exportateurs de vins et spiritueux) rappelant que la France représente 40 % des échanges mondiaux de vins. Et de souligner que cette performance est réalisée à 85 % par les entreprises adhérentes de la fédération. « Nous avons donc le droit et le devoir de faire des propositions. » Pour Bertrand Devillard, il faut revoir l´offre française pour la rendre plus compétitive en particulier dans le segment à volume. Ce qui passe par deux axes : l´amélioration de la qualité des produits et la création de valeur. Pour autant, pas question pour la FEVS d´abandonner l´un des segments de l´offre actuelle.

Segmenter l´approche, différencier les produits
Pour la fédération, il faut « segmenter l´approche des marchés et différencier les produits de haute spécificité des autres ». Les premiers étant les AOC et les vins de pays mais pas forcément toutes les AOC et tous les vins de pays. Ceux-ci doivent être produits selon la règle de la « stricte observance » avec un agrément plus rigoureux réalisé le plus près du moment de consommation du vin et un suivi aval qualité renforcé. Les produits à haute spécificité qui n´auraient pas l´agrément rejoindraient le segment « autres vins » dit à volume, qui bénéficierait de contraintes de production assouplies avec des règles du jeu comparables à celles utilisées dans les pays du Nouveau Monde, notamment en matière onologique. Ces deux marchés seraient gérés de façon différenciée. « Il ne s´agit pas de créer des AOC à deux vitesses. Un bourgogne déclassé qui perdrait l´AOC deviendrait un pinot noir ». Quant à la création de valeur ajoutée, cela passe par un rééquilibrage entre AOC et marque. « Ce qui permettrait de régénérer les marges dans le segment à volume et de rentrer ainsi dans le cercle vertueux : plus de marge, plus de marketing, plus de parts de marché. »

* C´est Patrick Ricard, président du groupe Pernod Ricard, qui succède désormais à Bertrand Devillard à la tête de la FEVS.

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. Réussir vigne se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 21 unes régionales aujourd'hui