Réussir vigne 16 juillet 2018 à 08h00 | Par Propos recueillis par Clara de Nadaillac

« Être dans le dialogue et non dans la polémique »

Krystel Lepresle, directrice de Vin & Société, revient sur les derniers événements en matière de politique de Santé.

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Krystel Lepresle, directrice de Vin & Société, prône la concertation.
Krystel Lepresle, directrice de Vin & Société, prône la concertation. - © Vin & Société

L’association Vin & Société a été peu présente sur la scène médiatique ces derniers mois, alors que la filière a été confrontée à de nombreuses attaques. Comment expliquez-vous cela ?

Nous ne souhaitons pas alimenter les polémiques, mais travailler de manière constructive. Le gouvernement entend lorsqu’il franchit la ligne rouge ; la réaction de la filière doit être à la hauteur. Nous ne devons pas être en mode combat. Il faut faire attention à ne pas laisser une image polémique de la filière.

Le président de la République nous a assuré qu’il ne reviendrait pas sur la loi Évin. Par ailleurs, il a confirmé son objectif de lutter contre les consommations à risque, et nous a demandé de faire la révolution de la prévention. Nous avons donc pris le moins possible la parole, et nous sommes concentrés sur la coconstruction interministérielle du plan de prévention, qui sera remis à Matignon fin juin, début juillet.

Que pensez-vous de l’annonce du grossissement du logo femme enceinte ?

Le gouvernement a expliqué qu’il y aurait une phase de concertation sur le sujet, donc cela nous convient. Car il faut savoir qu’à l’heure actuelle, il n’y a pas de taille minimale. Parfois, le logo est minuscule ; d’autres fois, le contraste est tel que l’on voit mal le dessin. Dans 50 % des cas, le message n’est pas clair. Il nous semble donc nécessaire d’établir un cadre dans lequel ce pictogramme doit être appliqué. Mais au-delà, il faut expliquer de manière plus efficace l’impact de la consommation d’alcool durant la grossesse et parler du syndrome d’alcoolisation fœtale. À l’heure actuelle, le message n’est pas clair.

Quelles actions concrètes imaginez-vous dans le plan de prévention ?

Rien n’est encore finalisé. Mais nous aimerions par exemple pouvoir informer sur les repères de consommation en grande distribution, en amont des étiquettes de bouteilles. Il y a ensuite de grands axes que nous ne pourrons développer qu’avec l’aide d’autres organismes, à l’instar de la prévention routière ou de la formation sur le terrain. En revanche, il n’y aura a priori pas de campagne de communication Vin & Société.

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