Réussir vigne 14 mai 2007 à 11h42 | Par Claudine Galbrun

Cognac - L´affectation parcellaire toujours en débat

Des vignerons ont lancé une pétition pour obtenir un référendum sur la mise en place ou non d´une affectation parcellaire. Un débat qui fait rage dans le vignoble.

Abonnez-vous Réagir Imprimer

D´affectation parcellaire dans le vignoble cognacais, il en est question depuis bientôt sept ans. Mais l´imminence de la réforme de l´OCM (Organisation commune de marché) qui entérinerait la disparition de la distillation article 28 pour les cépages double fin (soit la fixation d´une quantité normalement vinifiée incluant les volumes destinés au cognac, au pineau et aux vins de consommation et distillation aidée par Bruxelles des volumes produits au-delà de cette QNV) et pourrait déboucher sur l´instauration d´une affectation parcellaire, telle que l´a proposée le SGV (Syndicat général des vignerons) fait monter la pression. Des vignerons non syndiqués ont lancé une pétition pour que soit organisé un référendum. " Une grosse partie du vignoble est contre l´affectation parcellaire. Si ce referendum a lieu, ce sera non à 80 % ", estime Christophe Veral, président du Syndicat des viticulteurs bouilleurs de crus qui va demander au préfet un moratoire sur cette question.
Christophe Véral rejette l´idée de toute affectation parcellaire, " un carcan ", et plaide pour l´instauration d´un quota de production de cognac par exploitation, le surplus puisqu´il faut des rendements élevés pour produire une eau-de-vie de qualité serait transformé en jus de raisin. " Ce qui représente un revenu supplémentaire compris entre 400 et 500 euros/ha. Avec l´affectation parcellaire, vu que le marché du cognac va bien, tout le monde va vouloir en produire et l´on risque de revivre les années de galère et de surproduction. "
L´affectation parcellaire qui permettrait de dédier certaines parcelles à la production exclusive de cognac n´en finit pas de susciter des débats dans les deux Charentes. ©B. Compagnon

" C´est le seul moyen rationnel de conserver la mixité de notre vignoble. "
Pour le SGV (Syndicat général des vignerons), ce débat sur l´affectation parcellaire " est déjà dépassé ".
" Si nous n´acceptons pas l´affectation parcellaire pour sortir du régime article 28, Bruxelles fera le reste et nous imposera le régime général des vins de table. Quant au quota par exploitation, aucun cadre juridique solide ne peut le soutenir. L´affectation parcellaire est le seul moyen rationnel de conserver la mixité de notre vignoble. Quand tout va bien, on peut refuser l´encadrement mais pour l´avenir, cela ne peut être que très dangereux ", estime Jean-Bernard de Larquier, président du SGV.

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. Réussir vigne se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 21 unes régionales aujourd'hui