Réussir vigne 25 mai 2001 à 10h19 | Par Claudine Galbrun

Champagne sous la pression de l´actualité... Accélérer le développement du désherbage raisonné

Après les recommandations de non utilisation de diuron et des triazines, après les phénomènes de phytotoxicité rencontrés avec l´utilisation de Mission et Katana, le CIVC met l´accent sur certaines techniques d´entretien des sols.

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Pour réduire l´emploi des herbicides : l´enherbement permanent et l´enherbement naturel maîtrisé (ENM).

En matière de stratégies de désherbage, sous la pression de l´actualité (nécessaire préservation de l´environnement, diminution très nette du nombre de molécules disponibles), le CIVC (Comité interprofessionnel du Vin de Champagne) "insiste sur la nécessaire évolution des pratiques d´entretien des sols, en privilégiant toujours la non-culture puisque la moitié du vignoble est sensible à l´érosion" , indique Marie-Laure Panon du services technique du CIVC. Toutefois cela ne signifie pas qu´il faille renoncer au désherbage chimique. Le CIVC estime que l´ENM est un programme particulièrement d´actualité en 2001, un an après que la moitié du vignoble champenois ait été désherbé avec Mission et Katana. Cette technique permet de diminuer les surfaces concernées par les herbicides résiduaires et favorise la mise en place d´un enherbement hivernal. Toutefois il est préférable de n´appliquer l´ENM que sur une partie de l´exploitation, recommande Marie-Laure Panon. Autre technique à mettre en ouvre : l´enherbement permanent, jusque là considéré comme expérimental. "Ce n´est pas véritablement une technique de substitution au désherbage chimique car il faut désherber sous le rang. Mais cela permet de diminuer les surfaces désherbées chimiquement".


Par contre, cette technique, contrairement à l´ENM, n´est pas neutre vis-à-vis de la vigne et du vin. Elle se pose en concurrente de la vigne pendant les trois premières années après l´implantation du gazon, jouant ainsi sur la vigueur, le rendement et la présence de pourriture. On constate ensuite un retour à la normale, sauf pour la teneur en azote des moûts : d´où des fermentations languissantes. Dans quelques cas, il a également été observé des problèmes de prise de mousse. Toutefois, dans le contexte de l´assemblage, le risque de sucres résiduels après la prise de mousse doit être limité. Le CIVC conseille de réserver cette technique aux vignes installées, aux situations de sols profonds et suffisamment pourvues en matière organique. Les zones sensibles aux gelées printanières sont à éviter.

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