Réussir vigne 01 février 2002 à 11h21 | Par Claudine Galbrun

Champagne - Quels moyens pour quelle communication ?

Communication collective ou promotion des marques de champagne : vignerons et négociants ne sont pas sur la même longueur d´onde. Et pour cause !

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Le traditionnel rendez-vous champenois que constitue l´assemblée générale de l´AVC (Association viticole champenoise) a été l´occasion d´échanges à fleurets mouchetés entre Yves Bénard, président de l´Union des maisons de champagne et Philippe Feneuil, président du SGV (Syndicat général des vignerons). Pour le premier, le pessimisme en cette fin d´année 2001, l´emporte. Les ventes ont augmenté de 5 % en volume pour atteindre un total de 265 millions de bouteilles mais ce résultat, selon Yves Bénard, est annulé par une diminution des prix moyens de vente. « La tendance n´est pas bonne. » Pour redresser la barre, il faut revoir le niveau d´engagement en communication. « Nous devons regagner des points en notoriété, investir dans les réseaux de distribution et reprendre un esprit de conquête ». Ce qui ne passe pas selon lui par une campagne de publicité collective. « Parce que le champagne n´est pas une marque et que la pub nécessite des budgets de plusieurs millions d´euros ».
La rentabilité de la filière est trop faible. « Nous devons augmenter nos marges c´est à dire soit augmenter les prix de vente, soit baisser le prix de revient ». Reconnaissant qu´il n´est pas possible d´agir sur le premier volet, Yves Bénard propose « un pacte » aux vignerons . « Le négoce achète 200 millions de kilos de raisins. Que le négoce et la production dégagent un franc par kilo et on obtient 400 millions de francs à investir en communication. » Un calcul simple qui n´a pas pour autant convaincu le président des vignerons qui a, lui une vision beaucoup plus optimiste des choses : « tout ne va pas si mal que cela ».
Une campagne de promotion uniquement sur le marché américain
Même s´il partage le souci d´une revalorisation du produit champagne. « L´Union des maisons de champagne accepte le financement d´une campagne de promotion sur la défense de l´AOC mais seulement sur le marché américain et seulement pour deux ans. Ceci pour répondre à la demande de quelques maisons. C´est une vision à court terme dont nous ne voulons pas ». Pour Philippe Feneuil, la promotion collective, ça marche. « Champagne de vigneron (ndlr : marque initiée par le syndicat) est devenue une grande marque. Je suis d´accord pour associer cette grande marque aux autres grandes marques des maisons de champagne et communiquer ». Il n´y a plus qu´à attendre la réponse d´Yves Bénard...

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