Réussir vigne 15 mars 2011 à 18h33 | Par I. Montigaud

Bonnes perspectives pour les vins bio à l’export - MARCHÉS

La production de vins bios dans le monde progresse. Si la consommation est encore faible, les taux de croissance observés laissent présager de belles perspectives pour les vins bios français même si la concurrence est sévère.

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Les surfaces de vignobles cultivées en bio se sont fortement développées dans les pays traditionnellement producteurs de vins : “ elles se situent au-delà de la barre des 4 % du vignoble total en Espagne, en Allemagne, en Australie, aux Etats-Unis et en Italie ”, observe Marie Cambon, chef de projet sectoriel vignes et spiritueux à UbiFrance.
Les surfaces de vignobles cultivées en bio se sont fortement développées dans les pays traditionnellement producteurs de vins : “ elles se situent au-delà de la barre des 4 % du vignoble total en Espagne, en Allemagne, en Australie, aux Etats-Unis et en Italie ”, observe Marie Cambon, chef de projet sectoriel vignes et spiritueux à UbiFrance. - © DR

Réalisée à la demande du ministère de l’Agriculture, l’étude d’UbiFrance (1) analyse les marchés dans dix pays producteurs (Afrique du Sud, Allemagne, Argentine, Australie, Chili, Espagne, Etats-Unis, Italie, Royaume-Uni, Chine) et quatre pays c o n s omma t e u r s (Danemark, Norvège, Suède, Finlande). Les surfaces de vignobles cultivées en bio se sont fortement développées dans les pays traditionnellement producteurs de vins : “ elles se situent au-delà de la barre des 4 % du vignoble total en Espagne, en Allemagne, en Australie, aux Etats-Unis et en Italie ”, observe Marie Cambon, chef de projet sectoriel vignes et spiritueux à UbiFrance. Au Chili où les conditions naturelles sont très favorables à la production de vin biologique et où les viticulteurs sont soutenus, la production approche désormais 3 % du vignoble. En Afrique du Sud et en Argentine, la part du vignoble bio est plus faible (inférieure à 2% du vignoble total) alors qu’en Chine la production reste encore confidentielle. Hormis l’Allemagne, les principaux pays producteurs orientent leur politique marketing vers l’export, principalement à destination du Nord de l’Europe et des Etats-Unis.

Des consommateurs de plus en plus séduits par le bio

La consommation est elle aussi confidentielle. “ Le marché des vins biologiques est encore qualifié de niche, limitée aux CS supérieures et aux grandes villes ”, remarque Marie Cambon. Les pays où l’offre est la plus développée affichent une consommation de vins biologiques de l’ordre de 1 à 2 % de la consommation totale de vin (Danemark, N o r v è g e , Australie, Italie, Etats-Unis) et jusqu’à 3,5 % pour la Suède. Néanmoins à travers le monde, la viticulture biologique suscite de plus en plus d’intérêt de la part de consommateurs, en quête de qualité, soucieux de leur santé et de leur environnement. C’est particulièrement vrai dans les pays du Nord de l’Europe, comme la Suède, la Finlande où la Norvège où l’accueil fait par les consommateurs aux produits bio est très positif. Ainsi en Suède, la consommation de vins bio a fortement progressé entre 2008 et 2009 passant de 2,6% des ventes de vin à 3,5%. Malheureusement, sur ces pays, la part de la France est modeste avec une concurrence forte de pays comme l’Argentine ou l’Italie. “ Les Etats-Unis apparaissent également comme un marché porteur ”, souligne Marie Cambon, la consommation y augmente régulièrement en particulier dans des Etats comme la Californie, la Floride, le Texas ou encore à New York. Les vins français jouissent d’une bonne image et le logo AB y est reconnu.

Les Australiens consomment avant tout leur production locale

En Australie également, les ventes de vins biologiques ne cessent d’augmenter mais les Australiens consomment avant tout leur production locale. L’Allemagne se présente aussi comme un marché avec un fort potentiel de développement avec des taux de croissance supérieurs à 10% depuis deux ans, mais là encore, la France est confrontée à la concurrence italienne notamment, “ et pour regagner des parts de marché, elle doit s’investir dans des circuits qualitatifs comme les cavistes ”, souligne Denis Abraham, responsable vins et spiritueux Ubifrance en Allemagne. Les vins bios semblent donc avoir le vent en poupe chez les consommateurs du monde entier mais il ne faut pas perdre de vue qu’au-delà du bio, les consommateurs recherchent avant tout des vins de qualité.

(1) L’étude est disponible auprès d’Ubifrance sur demande (Marie Cambon, Tél. 01 40 73 31 60, marie.cambon@ubifrance.fr)

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