Réussir vigne 01 octobre 2018 à 15h00 | Par Clara de Nadaillac

Bernard Farges : «Le crémant a un gros potentiel de développement à Bordeaux"

Le syndicat des bordeaux et bordeaux supérieurs a tenu sa conférence de rentrée. L'occasion de faire le point sur les vendanges 2018, et en particulier sur le crémant.

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Selon Marc Medeville et Bernard Farges, du syndicat des bordeaux et bordeaux supérieurs, la production de crémant devrait atteindre 70 000 hl cette année.
Selon Marc Medeville et Bernard Farges, du syndicat des bordeaux et bordeaux supérieurs, la production de crémant devrait atteindre 70 000 hl cette année. - © C. de Nadaillac

 

S'il est encore trop tôt pour connaître le volume de la vendange 2018 à Bordeaux, le syndicat des bordeaux et bordeaux supérieurs table sur une belle récolte en crémants, à l'instar des autres régions françaises. « Nous devrions tourner autour de 60 000 à 70 000 hl », avance Bernard Farges, président du syndicat. Soit une belle progression pour ce produit qui ne représentait que 20 à 25 000 hl il y a encore quatre ans. « Ce marché poursuit son développement, confirme Marc Medeville, vice-président du syndicat. Et ce n'est pas un effet de mode. Le crémant a toute sa place à Bordeaux. C'est une réelle opportunité pour certains vignerons. » Et de fait, pour ces responsables professionnels, le potentiel de production de bulles en Champagne, Alsace, Bourgogne et même dans la Loire ayant atteint ses limites, Bordeaux bénéficie d'un gros potentiel de développement. Plusieurs maisons de négoce se sont donc positionnées sur le créneau, que ce soit avec du crémant blanc ou rosé.

 

Des blancs aromatiques et des rouges pour tous les goûts

Le blanc 2018 devrait lui aussi être au rendez-vous, avec des cuvées très aromatiques, une belle fraîcheur et de l'acidité. « Il y a de très belles cuvées. Nous avons vraiment une carte à jouer sur les blancs à Bordeaux, souligne Marc Medeville. Ils se redévelopperont sûrement à l'export en premier. »

Quant aux rouges, difficile de dresser un profil type. Certains vignerons débutaient tout juste la récolte des merlots en ce 1er octobre. Les vendanges étaient donc loin d'être pliées. Néanmoins, les volumes s'annonçaient chiches sur toute une partie du département, qui n'avait pas vu de pluie depuis le mois de juillet. Nombre de producteurs auront du arbitrer entre un bon volume et un degré "normal", ou une pleine maturité mais un volume en berne et un taux d'alcool élevé. Avec donc à la clé, des cuvées très différentes selon les domaines.

Le Bordelais opposé à la suppression du TO/DE

« Selon la MSA de la Gironde, la suppression du TO/DE équivaut à une perte de 23 à 25 millions d'euros sur le département », rapporte Bernard Farges. Autant dire que comme en Champagne, le sujet revêt une importance capitale dans le Bordelais. « Si seulement cela servait à revaloriser les salaires des saisonniers, on pourrait le comprendre, poursuit le président. Mais même pas. C'est une très mauvaise nouvelle pour la filière. Il faut que cela soit compensé, et pas par des mesures alambiquées comme la baisse de la taxe sur le GNR ! »

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