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Porc : Actualité agricole et agroalimentaire de la filière porcine dédiée aux agriculteurs, éleveurs de porcs.

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Question débat : La réponse aux attentes de bien-être animal passe-t-elle par des équipements alternatifs ?

Truies maternité liberté, nouveaux concepts d’engraissements bi-climat… de nouveaux cahiers des charges incluant des exigences supplémentaires de bien-être animal voient le jour pour répondre aux attentes sociétales.

Jean-Marcel Urvoy, la Ferme de Kéraziou à Tréssignaux (Côtes-d’Armor)

Jean-marcel Urvoy

OUI MAIS. Les équipements alternatifs peuvent faire partie des réponses à apporter, à l’occasion d’un investissement, si ces équipements sont disponibles et éprouvés. Mais il y en a d’autres. À Kéraziou, nous sommes depuis toujours sensibles et attentifs aux attentes sociétales, vis-à-vis du bien-être animal tout autant que l’environnement, la démédication ou tout autre sujet. Dans notre élevage, nos actions pour le bien-être sont plurielles : sanitaires (démédication et biosécurité), comportementales (relation éleveurs-animaux, objets manipulables organiques…), bâtiment et logement (conditions de travail, truies en groupes dynamiques après IA, lumière naturelle…). Elles évoluent sans cesse, c’est avant tout une dynamique et un état d’esprit collectif. La montée en gamme est une nécessité pour préserver et consolider notre marché intérieur, et le bien-être animal fait partie de l’équation. Nous nous efforçons de prendre notre place dans cette dynamique, en élevant continuellement la qualité de notre production, avec la fierté de la rendre accessible à tous les consommateurs, quel que soit leur budget. C’est le sens de notre engagement dans la démarche de progrès Collectif niveau 2 de Kermené.

 

Jacques Crolais, directeur de l’Union des groupements de producteurs de porcs bretons (UGPVB)

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OUI, MAIS en complément des bonnes pratiques déjà appliquées au quotidien dans les élevages et pour les valoriser. Il devient essentiel de bâtir un cahier des charges collectif unique défini et promu par les éleveurs pour qu’ils puissent garder la main sur leurs modes de production. Cela doit permettre à chacun d’évoluer à son rythme, et à tous de communiquer de façon positive et non discriminante. L’essentiel pour les producteurs est d’avoir une expertise partagée sur les techniques innovantes et la valorisation durable de leurs produits. C’est dans cet objectif que nous sollicitons, dans le cadre du grand plan d’investissement (GPI), le financement d’un programme R & D collectif pour les bâtiments ayant vocation à répondre aux attentes sociétales. Attention cependant aux risques de modes éphémères avec une valorisation très rapide pour le distributeur et un retour sur investissement incertain sur toute la durée d’amortissement pour l’éleveur. Ayons aussi toujours à l’esprit que ce qu’exprime le citoyen n’est pas toujours en cohérence avec ce qu’il achète en tant que consommateur, et que la compétition internationale est une réalité pour l’équilibre de la carcasse.

 

Elsa Delanoue, ingénieure sociologue à l’Ifip

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OUI, même si les enquêtes sociologiques et différents sondages montrent que la principale attente de la société concerne le plein air. Bien sûr, c’est un changement de système inenvisageable pour beaucoup d’éleveurs ne disposant pas des structures et des terres appropriées. Dans ce cas, ces cahiers des charges représentent un bon compromis pour répondre aux attentes des citoyens concernant le logement des animaux. Il s’agit principalement de leur offrir davantage d’espace, de confort et les moyens d’exprimer leurs comportements naturels. L’élevage sur paille et les maternités en liberté, par exemple, sont généralement très bien perçus. L’installation de ces équipements nécessite toutefois des investissements, qui doivent être compensés (par une revalorisation du prix des produits par exemple) pour ne pas menacer la viabilité des exploitations. Ils impliquent aussi une transformation du métier, et le bien-être de l’éleveur ne doit pas être perdu de vue.

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