Aller au contenu principal
E-mailPrintFont SizeFacebookTwitter

La transmission des outils, une priorité chez Triskalia

Face aux aléas de la profession et aux banques qui demandent un apport de fonds propres, il faut viser au plus juste pour financer son installation.

Sur le périmètre du groupe coopératif Eureden, issu de la fusion des coopératives Triskalia et d’Aucy, "ce sont 800 exploitations à vendre par an ", rapportait Philippe Le Vannier, conseiller installation, lors des assemblées générales départementales des sections porcines Triskalia. Au sein du groupement breton en l’occurrence, 126 naisseurs engraisseurs sont âgés de plus de 55 ans, l’équivalent de 40 % du potentiel des éleveurs. Douze installations en porc sont annoncées en 2019, et "50 jeunes sont identifiés avec des velléités d’installation".

Société d’investissement et contrat nouvel investisseur

Deux jeunes agriculteurs ont témoigné des dispositifs d’accompagnement mis en place par le groupement Triskalia en soutien à leur installation. Le premier, François Guégan, installé avec son père, s’est tourné vers la SAS Porc Avenir, une société d’investissement créée il y a 3-4 ans, constituée de fonds apportés par la coopérative et les adhérents. L’apport s’élève à 250 euros par truie, le jeune éleveur a pu bénéficier d’un apport de 100 000 euros, complété par un prêt d’honneur de 50 000 euros. "Les négociations ont été plus faciles avec la banque ensuite", reconnaît le jeune homme. "La société portée par Triskalia prend 5 % des parts. Cela ne m’a pas choqué, on est parti sur du partenariat", témoigne le jeune homme. "100 % du résultat va au jeune", précise Philippe Le Vannier. Au bout de sept ans ou avant, dès que les chiffres de l’EBE le permettent, le rachat est possible. De son côté, Sylvain Héry a, lui, bénéficié du "contrat nouvel investisseur" sur cinq ans, ce qui lui a permis de garder la tête hors de l’eau malgré une mauvaise conjoncture. "Avec ce système, la coopérative accepte de perdre de l’argent. C’est inédit", souligne Philippe Le Vannier. Chez les éleveurs, bien sûr, tous n’adhèrent pas à ce type de partenariat pour diverses raisons. "Certains aspirent à rester maîtres chez eux." Il faut alors trouver d’autres solutions.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Réussir porc.

Les plus lus

Vignette
Les clés pour valoriser l’hyperprolificité des truies
À l’EARL de Ruot, le nombre de porcelets sevrés par truie et par an a fortement progressé depuis 2016, grâce à un pilotage…
Vignette
Un bâtiment d’engraissement de 1944 places séparé du site de naissage
Frédéric Baudet, éleveur à Maroué (Côtes d’Armor), vient de construire un engraissement de 1 944 places sur racleur. Ce bâtiment…
Vignette
La consommation de porc bio en forte hausse
La tendance est à la démocratisation de la consommation de produits biologiques. Pour faire face à cette demande croissante, le…
Vignette
L’alimentation animale bio manque de matières premières
Le secteur de l’alimentation animale biologique bénéficie d’une croissance importante. Mais la production végétale française …
Vignette
La hausse des cours difficile à répercuter
Les acteurs de la filière viande déplorent la réticence de la grande distribution à augmenter les prix des produits porcins dans…
Vignette
Les nutritionnistes se focalisent sur l’alimentation de précision des cochons
Pour adapter les apports alimentaires à chaque animal afin d’optimiser les performances tout en limitant les rejets polluants,…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 8€ TTC/mois
Liste à puce
Version numérique de la revue Réussir Porc
2 ans d'archives numériques
Articles en libre accès
Newsletter Filière Porcine
Newsletter COT'Hedbo Porc (tendances et cotations de la semaine)