Aller au contenu principal
E-mailPrintFont SizeFacebookTwitter

Herta, Bigard et Evel’Up contractualisent sur 2 000 porcs par semaine

Le dispositif d’avance de trésorerie remboursable, mis en place par les trois partenaires, va gérer les écarts entre le prix de production et le prix de vente du porc.

Le salaisonnier Herta, l’abatteur Bigard et le groupement de producteur Evel’up ont annoncé, le 25 février sur le Salon de l’agriculture, le lancement d’une contractualisation dès le 1er avril sur environ 2 000 porcs par semaine. L’un des objectifs de ce contrat vise notamment à lisser le revenu des exploitants agricoles. Dans ce cadre, un dispositif d’avance de trésorerie remboursable va être mis en place lorsque le prix de marché sera inférieur à l’indice de coût de production défini par Inaporc et recalculé chaque trimestre. Elle sera versée par Herta au groupement, qui la répartira ensuite entre les éleveurs. Le remboursement de cette avance de trésorerie se fait si l’éleveur sort de la démarche à la fin des trois ans. Il peut également choisir de prolonger l’engagement pour poursuivre la gestion de son avance de trésorerie. « Ce dispositif a vocation à instaurer un climat de confiance entre les différents acteurs. Concrètement, il permet d’assurer des garanties de débouché à la filière », précise Guillaume Roué, président d’Evel’Up.

Un fonds sera également alimenté pour financer des projets de R & D, de modernisation d’élevage ou d’installation de jeunes agriculteurs. Il pourra récolter jusqu’à 50 000 euros par an. Les exploitants intégrés à la filière Préférence d’Herta et référencés auprès de l’abattoir Bigard de Quimperlé peuvent entrer dans la démarche à hauteur de 30 %, 40 % ou 50 % de leur volume. Ils s’engagent à respecter un cahier des charges sur le bien-être animal, la qualité de la viande et à ne pas utiliser d’antibiotique en post-sevrage. « On va plus loin que nos précédents contrats avec une durée de trois ans et la prise en compte du coût de production des éleveurs », s’est félicité Arnaud de Belloy, le PDG de Herta. Il précise que l’engagement d’Herta ne pourra pas être remis en cause en cas de changement de propriétaire. Bigard devrait de son côté renforcer sa place de premier fournisseur auprès d’Herta avec une augmentation des volumes de jambon livrés de l’ordre de 15 à 20 %.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Réussir porc.

Les plus lus

Vignette
L’épizootie de la fièvre porcine africaine décime le cheptel chinois
Entre 30 et 50 % de la production de porc chinoise aurait disparu. L’efficacité des mesures de biosécurité réclamées par le…
Vignette
Un bâtiment d’engraissement de 1944 places séparé du site de naissage
Frédéric Baudet, éleveur à Maroué (Côtes d’Armor), vient de construire un engraissement de 1 944 places sur racleur. Ce bâtiment…
Vignette
La consommation de porc bio en forte hausse
La tendance est à la démocratisation de la consommation de produits biologiques. Pour faire face à cette demande croissante, le…
Vignette
L’alimentation animale bio manque de matières premières
Le secteur de l’alimentation animale biologique bénéficie d’une croissance importante. Mais la production végétale française …
Vignette
La hausse des cours difficile à répercuter
Les acteurs de la filière viande déplorent la réticence de la grande distribution à augmenter les prix des produits porcins dans…
Vignette
Le panel Inaporc analyse la baisse des traitements antibiotiques
Entre 2010 et 2016, l'usage des antibiotiques a fortement baissé sur les porcs de la naissance à l’abattage. Mais il a peu évolué…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 8€ TTC/mois
Liste à puce
Version numérique de la revue Réussir Porc
2 ans d'archives numériques
Articles en libre accès
Newsletter Filière Porcine
Newsletter COT'Hedbo Porc (tendances et cotations de la semaine)