Aller au contenu principal
E-mailPrintFont SizeFacebookTwitter

Aveltis confirme la rentabilité de la fabrication d'aliment à la ferme

Les données GTE 2014 Aveltis montrent à nouveau une marge sur coût alimentaire plus élevée pour les fafeurs. Mais les techniciens préviennent les candidats à la FAF qu’une étude économique sérieuse s’impose avant d’investir.

L’écart entre les « extrêmes » que constituent les acheteurs d’aliment complet en granulé et les fafeurs s’est établi en moyenne à 364 euros de marge sur coût alimentaire par truie en 2014. C’est le résultat des 220 GTE des adhérents Aveltis qui montre que cet écart se réduit à 120 euros si l’on compare les acheteurs d’aliment en farine et les éleveurs « mélangeurs » (céréales-complémentaires).

Pour calculer le prix de l’aliment fabriqué à la ferme, les économistes d’Aveltis ont retenu des coûts de fabrication moyens de quatorze euros par tonne. Une moyenne qui ne peut pas en l’état être transposée à tous les cas de figure.

C’est le message passé par Céline Dappélo, conseillère en nutrition, au cours du rallye FAF organisé en mars dernier. Une douzaine d’éleveurs porteurs de projets ont visité deux élevages fabricants, avec des équipements et des niveaux d’investissement très différents. L’illustration que chaque projet doit être raisonné au cas par cas.

Raisonner en fonction des volumes fabriqués

« La rentabilité d’un projet FAF est fortement liée au tonnage reconstitué. Certains investissements sont quasiment identiques, que l’on fabrique 900 tonnes d’aliment, 1 500 tonnes ou plus ! », prévient Céline Dappélo.

C’est en particulier le cas pour la fosse de réception, les cellules, les broyeurs… En revanche, le choix du système de stockage est lié au volume de céréales utilisées. « À moins de 1 300 tonnes d’aliment reconstitué, il sera difficile de rentabiliser un silo-tour », prévient-elle, précisant que le matériel a fortement augmenté ces derniers temps.

Dans le cas de mélanges de céréales et de complémentaires, le taux d’incorporation de celui-ci est aussi à prendre en compte. Selon elle, l’intérêt d’un complémentaire à 25 % par rapport à un 50 % n’est plus à démontrer. « Avec 75 % de céréales dans la formule, l’investissement supplémentaire en capacités de stockage est largement compensé par l’intérêt économique sur le coût de la formule finale », affirme-t-elle. Plus précisément, elle évalue à 40 euros par tonne le différentiel de coût matière entre un mélange céréales-complémentaires et l’aliment du commerce. « Ce différentiel doit permettre de payer les investissements, la main-d’œuvre, les frais de fonctionnement et de dégager une rentabilité. » Quant à la FAF complète, elle offre un gain sur le coût matière de seulement dix euros par tonne par rapport au mélange. « L’investissement dans une FAF intégrale n’a d’intérêt économique par rapport à un complémentaire 25 % que dans les élevages de grande taille qui fabriquent aussi leur aliment truie. »

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Réussir porc.

Vous aimerez aussi

Vignette
Les nutritionnistes se focalisent sur l’alimentation de précision des cohons
Pour adapter les apports alimentaires à chaque animal afin d’optimiser les performances tout en limitant les rejets polluants,…
Vignette
Journées de la Recherche Porcine : 15 % de tourteau de tournesol HiPro dans la ration des truies allaitantes, c’est possible.

Selon un essai réalisé par Inzo et Néovia, ce taux d’incorporation ne semble pas avoir d’effet négatif sur la…

Vignette
Journées de la Recherche porcine : Raisonner conjointement l’alimentation des truies et des porcelets

La firme service Techna démontre qu’une amélioration des caractéristiques de l’aliment des truies allaitantes bénéficie…

Vignette
Mélanger des portées en maternité profite aux porcelets
La socialisation des porcelets dès la maternité a des effets très positifs sur leur comportement et leurs performances en post-…
Vignette
Une visite en Finlande pour comprendre les queues longues
Couper la queue des porcs est interdit en Finlande depuis 2003. Les autorités européennes ont fait de leur réussite un exemple.…
Vignette
De nouvelles règles pour stocker les effluents d’élevage
Le guide de calcul des capacités de stockage des effluents d’élevage a dernièrement fait l’objet d’une mise à jour. La…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 8€ TTC/mois
Liste à puce
Version numérique de la revue Réussir Porc
2 ans d'archives numériques
Articles en libre accès
Newsletter Filière Porcine
Newsletter COT'Hedbo Porc (tendances et cotations de la semaine)