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Hausse marquée des pertes en maternité en 10 ans dans les élevages de porcs français

Selon les données de GTTT diffusées par l’Ifip, les taux de pertes en maternité ont fortement augmenté depuis dix ans. Mais cette dégradation n’a pas empêché une amélioration régulière de la taille de portée des truies au sevrage.

Selon les données de la gestion technique des troupeaux de truies (GTTT), le nombre de sevrés par portée atteint 13,4 porcelets en 2024, soit 1,7 porcelet gagné en 10 ans (+ 15 %).

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Graphique = L’écart se creuse entre nés vivants et sevrésÉvolution de la taille de portée (nés totaux, nés vivants, sevrés) © Source : Ifip GTTT GT-PORC

La hausse de prolificité des truies explique en grande partie cette augmentation, avec un nombre de nés totaux par portée qui dépasse les 17 porcelets en 2024, avec 2,4 porcelets de plus en 10 ans (+ 16 %). En lien avec cette augmentation de la taille de portée, le nombre de mort-nés associé est passé de 1,1 à 1,3 porcelet en 10 ans, contribuant à augmenter le taux de pertes sur nés totaux, lequel atteint 21,2 % en 2024, pénalisant ainsi la taille de portée à la naissance. Mais le nombre de porcelets nés vivants a tout de même largement bénéficié de cette progression des nés totaux, pour atteindre 15,8 porcelets en 2024, soit 2,2 de mieux en 10 ans.

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Graphique = Les pertes sur nés vivants augmentent avec la taille de portéeÉvolution conjointe du nombre de porcelets nés vivants/portéeet du taux de pertes sur nés vivants © Source : Ifip GTTT GT-PORC

La productivité moyenne a bondi de plus de quatre porcelets pour atteindre 33,5 sevrés par truie productive et par an en 2024. Cette amélioration s’explique surtout par l’augmentation de la taille de portée au sevrage, le rythme de reproduction des truies étant resté relativement stable depuis 10 ans avec un intervalle moyen entre mise bas de 146,5 jours en 2024.

Écart croissant entre nés vivants et sevrés

Mais l’évolution comparée des différentes tailles de portée souligne un écart qui se creuse entre les nés vivants et les sevrés, pour représenter 2,4 porcelets en 2024. Effectivement, après une période de relative stabilité, les pertes en maternité ont augmenté d’un point ces dix dernières années pour atteindre 15,1 % en moyenne ces trois dernières années. Une diminution semble s’amorcer en 2024. Elle peut s’expliquer par de multiples causes selon les situations des élevages : meilleure gestion des surnuméraires par les éleveurs, amélioration des conditions de logement des truies en maternité, ou encore des évolutions génétiques favorisant la robustesse des porcelets et/ou les qualités maternelles des truies. Des marges de progrès existent. Si la moyenne des élevages suivis dispose d’un taux de pertes sur nés vivants de 14,8 % en 2024, le tiers supérieur des élevages triés sur la productivité affiche un taux de pertes en maternité de 12,5 %. Si on se focalise sur ce critère, le taux de pertes moyen des 33 % meilleurs élevages triés sur le taux de pertes sur nés vivants n’est plus que de 10,5 %, et il descend même à 8,1 % pour le groupe des 10 % meilleurs élevages.

Alexia Aubry, alexia.aubry@ifip.asso.fr

Côté web

Retrouvez les résultats de GTE et GTTT sur le site de l’Ifip

Les résultats calculés pour l’année 2024 sont accessibles sur le site de l’Ifip. Les résultats 2025 seront disponibles avant l’été.

Le saviez-vous ?

La maîtrise des taux de pertes en maternité est essentielle pour améliorer le résultat économique de l’atelier. L’écart de marge attendu pour un gain de + 0,5 porcelet sevré par portée s’élevait à 104 € par truie présente et par an dans le contexte économique de l’année 2024.

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